Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 8 octobre 2015.

Publié le 9 Octobre 2015
Mis à jour le 12 mai 2019

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Focus sur les cas autochtones d'hépatite E en FranceEn France, depuis 2006, le nombre de cas confirmés d'hépatite E autochtones a augmenté de manière importante. En 2010, l'InVS a mené une étude descriptive des cas d'hépatite E autochtones recensés par le centre national de référence (CNR) en France métropolitaine pour générer des hypothèses sur les modes de contamination et les sources de transmission. Les objectifs de cette étude étaient de décrire les caractéristiques cliniques et épidémiologiques des cas autochtones d'hépatite E aiguë diagnostiqués en 2010, de détecter et investiguer les cas groupés, et de caractériser les virus impliqués chez l'Homme. Les résultats viennent d'être publiés.En 2010, le CNR a diagnostiqué 228 nouveaux cas d'hépatite E aiguë dont 139 cas autochtones. Près des trois quarts des cas étaient des hommes. L'âge médian était de 55 ans [étendue 18-86]. Le nombre de cas le plus élevé était observé dans la classe d'âge 50-59 ans pour les deux sexes. Deux cas résidaient en Bourgogne et aucun cas n'a été recensé en Franche-Comté. Les symptômes les plus fréquents déclarés par les 139 cas autochtones étaient une asthénie (85 %) et un ictère (60 %). Aucun épisode de cas groupés n'a été détecté au cours de l'année 2010. Tous les cas interrogés avaient consommé des produits à base de porc.Les résultats suggèrent que la consommation de produits à base de foie cru de porc est le principal facteur de risque d'hépatite E en France et particulièrement dans le Sud-Est. Les mesures de santé publique mises en oeuvre depuis 2009 restent pertinentes et doivent être renforcées, car de nombreux cas ont déclaré ne pas cuire les produits à base de foie cru de porc, alors que cette information doit apparaître sur l'étiquetage de ces produits.Les limites de cette étude sont liées à la non-exhaustivité du réseau de laboratoires du CNR et à sa non-représentativité géographique. En effet, tous les cas d'hépatite E diagnostiqués en France en 2010 n'ont pas été inclus dans cette étude faute d'échantillons adressés au CNR par les laboratoires, ce qui a conduit à une sous-estimation probable de l'incidence globale.

Année de publication : 09/10/2015