Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 8 janvier 2015.

Publié le 9 Janvier 2015
Mis à jour le 12 mai 2019

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Actualisation de la relation dose-effet entre particules en suspension et mortalité à court terme en FranceDepuis 1997, le Programme de surveillance air et santé (Psas) de l'InVS quantifie les impacts sanitaires à court terme (survenant de 0 à 5 jours) de la pollution urbaine de neuf zones urbaines, en prenant comme indicateur les niveaux de particules de diamètre inférieur à 10 μg/m3 (PM10). La dernière étude (2000-2006) a montré qu'une augmentation de 10 μg/m3 des niveaux de PM10 se traduisait par une augmentation de 0,8 % de la mortalité non accidentelle le jour suivant et de +0,9 % de la mortalité cardiovasculaire, ces effets étant plus importants l'été.En 2007, la méthode de mesure des particules a été modifiée en France permettant la prise en compte de leurs composés semi-volatils et entrainant ainsi des conséquences significatives sur les données de concentrations. Par ailleurs, huit villes de taille moyenne ont été intégrées en 2011 dans le programme permettant une meilleure représentation géographique avec au total 17 villes et portant à plus de 15 millions la population totale étudiée.Le programme 2007-2010 a permis ainsi de réactualiser le calcul du risque relatif lié à l'exposition aux PM10 à partir des données de 17 agglomérations urbaines de plus de 100 000 habitants.Les résultats publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 6 janvier 2015 ont montré la persistance d'un impact à court terme des PM10 sur la mortalité. Pour une augmentation de 10 μg/m3 des niveaux de PM10 du jour et des 5 jours précédents, le risque de mortalité non accidentelle augmente de 0,51 % et de 0,55 % pour la mortalité cardiovasculaire. L'augmentation atteint 1,04 % chez les personnes de plus de 75 ans uniquement pour la mortalité non accidentelle. L'impact est plus fort entre le deuxième et le cinquième jour (0,38 % de taux de mortalité non accidentelle), que le jour même et le lendemain (0,13 %).Cette étude rappelle que l'impact des PM10 à court terme sur la mortalité est principalement dû au niveau de fond de la pollution et non pas aux pics et qu'il est nécessaire d'agir pour diminuer les niveaux de particules en France.A partir de ces résultats et des données de modélisation de pollutions locales, l'InVS procédera en 2015 à l'évaluation de l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique au niveau national et pour chaque région.

Année de publication : 09/01/2015