Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 5 novembre 2015.

Publié le 10 Novembre 2015
Mis à jour le 12 mai 2019

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Prévention des intoxications au plomb chez l'enfantPour renforcer les mesures réglementaires contre les intoxications au plomb en France, le seuil d'intervention chez l'enfant a été régulièrement révisé à la baisse depuis 1970 en fonction de l'évolution des connaissances sur les effets toxiques du plomb. A partir des années 1990, la mise en place d'un dépistage du saturnisme par dosage du plomb sanguin (plombémie) chez les enfants à risque, associée à des mesures telles que la réhabilitation de l'habitat ancien ou la suppression des carburants plombés, a permis une importante diminution du nombre de cas de saturnisme chez les enfants à risque et en population générale. Le nombre d'enfants de 1 à 6 ans ayant une plombémie supérieure ou égale à 100 μg/L (qui définissait jusqu'ici le cas de saturnisme) a ainsi été divisé par 20 en vingt ans. Néanmoins, des sources d'intoxication sont encore présentes dans l'environnement et 200 à 300 nouveaux cas de saturnisme, avec une plombémie supérieure ou égale à 100 μg/L sont déclarés chaque année depuis 2007 chez des personnes de moins de 18 ans.Conformément aux recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique du 10 juillet 2014, les autorités sanitaires ont décidé, par arrêté du 8 juin 2015, d'abaisser de 100 à 50 μg/L la concentration en plomb dans le sang (plombémie) définissant le saturnisme chez l'enfant. Le nouveau seuil de 50 μg/L est applicable depuis le 17 juin 2015. La déclaration obligatoire du cas de saturnisme effectuée par le médecin auprès de l'Agence régionale de santé (ARS) enclenche alors la recherche des sources d'exposition et l'engagement de procédures d'urgence visant à supprimer l'exposition au plomb de l'enfant concerné.L'abaissement du seuil devrait permettre à près de 3 fois plus d'enfants de bénéficier de ce dispositif d'intervention rapide.Si les peintures au plomb de l'habitat ancien (écailles et poussières) restent la première source d'intoxication des cas signalés, les enfants peuvent également être exposés par l'eau, l'alimentation et les particules du sol ou de poussières. La Direction générale de la santé (DGS), l'Institut de veille sanitaire (InVS) et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) rappellent que des gestes de prévention permettent d'éviter les intoxications au plomb, en particulier chez les jeunes enfants.

Année de publication : 10/11/2015