Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 17 septembre 2015.

Publié le 18 Septembre 2015
Mis à jour le 12 mai 2019

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Début de la saison de la chasse : attention au risque de tularémieAu 4 septembre 2015, l'InVS a déjà répertorié 71 cas de tularémie sans signe particulier de gravité contre 57 en 2014 (1), et une moyenne annuelle de 45 cas déclarés depuis 2003. Les régions les plus touchées sont le grand Ouest (18 cas en Pays de la Loire, 9 en Bretagne, 9 dans le Centre, 9 en Poitou-Charentes) et la zone Picardie (20 cas)/Champagne-Ardenne (9 cas). Deux cas ont été répertoriés en Bourgogne (1 en Côte-d'Or et 1 en Saône-et-Loire) et 3 en Franche-Comté (2 dans le Doubs et 1 en Haute-Saône).La tularémie se transmet par contact direct avec des animaux sauvages contaminés (le plus souvent des lièvres), par piqûre de tique, ou à partir d'un environnement contaminé par des déjections animales (urines de rongeurs). La maladie se manifeste après 2 à 4 semaines d'incubation par de la fièvre, une augmentation de la taille des ganglions lymphatiques, et parfois un ulcère cutané. Plus rarement, une conjonctivite ou une pneumonie peuvent survenir. En Europe, la tularémie est une maladie de très bon pronostic avec un traitement antibiotique approprié.Les chasseurs représentent une population plus exposée, notamment lors des opérations de dépeçage et d'éviscération du gibier. La Direction générale de la santé (DGS), l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) rappellent les mesures de prévention suivantes :- porter des vêtements à manches et jambes longues pour les activités de loisirs en forêt, et rechercher les tiques sur la peau au retour des activités de plein air ,- éviter de chasser des animaux apparemment faibles ou malades en vue de leur consommation ,- porter systématiquement des gants étanches pour réaliser le dépeçage et l'éviscération du gibier, nettoyer méticuleusement le couteau - en conservant les gants -, se laver soigneusement les mains et les avant-bras après ces opérations ,- en cas de blessure accidentelle lors du dépeçage ou de l'éviscération, la plaie doit être immédiatement nettoyée au savon et à l'eau ,- cuire à coeur la viande de gibier avant de la consommer ,- enfin, en cas de symptômes évocateurs tels que la fièvre associée à des ganglions de taille augmentée ou une plaie cutanée cicatrisant difficilement, il convient de consulter un médecin et de lui mentionner l'activité de chasse.

Année de publication : 18/09/2015