Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 6 février 2014.

Publié le 7 Février 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - Point de situation sur le virus grippal aviaire A(H7N9) au 4 février 2014

La nouvelle grippe aviaire A(H7N9), identifiée dans la région Est de la Chine en mars 2013, avait occasionné entre fin mars et début mai 2013 une épidémie touchant 132 personnes dont 32 sont décédées (24 %). L'épidémie avait ensuite régressé avec la fermeture des marchés d'oiseaux vivants et la fin de la saison hivernale. Comme attendu, cette épidémie a redémarré en Chine depuis mi octobre avec le retour de la saison froide et s'accélère depuis le début de l'année 2014. Ainsi l'OMS a rapporté 134 cas notifiés depuis le 1er janvier, dont 23 décès (17 %). Cette augmentation de cas humains de A(H7N9) pourrait selon l'OMS et l'ECDC être liée à différents facteurs épidémiologiques : un élargissement du réservoir animal, une augmentation du nombre de personnes exposées, une meilleure transmissibilité du virus, une transmission de tendance saisonnière ou une combinaison de ces facteurs. La circulation concomitante des virus de grippe saisonnière A(H3N2), (H1N1)pdm09 et B a motivé une surveillance renforcée avec recherche active de cas dans de nombreuses provinces de l'Est de la Chine. Les caractéristiques génétiques du virus A(H7N9), sa létalité et sa gravité ainsi qu'une recombinaison possible avec d'autres virus grippaux peuvent représenter un risque important à l'échelle internationale. De plus, la persistance de ce virus faiblement pathogène chez les volailles est une menace significative d'installation sur un mode enzootique avec un virus à potentiel pandémique. Ce virus se transmet de l'animal à l'homme et aucune transmission interhumaine soutenue n'a été mise en évidence à ce jour. Le risque d'importation en France de cas de grippe A(H7N9) est faible, mais il est important d'y penser devant un tableau clinique évocateur (voir définition de cas sur le site de l'InVS). L'InVS via son réseau des Cire et les Agences régionales de santé (ARS) sont chargés en France de la surveillance de ces virus et de la validation du classement des cas possibles d'une infection à des agents infectieux émergents en France.Pour toute suspicion, les professionnels de santé doivent contacter le SAMU-centre 15 qui organisera la prise en charge éventuelle du patient en lien avec l'ARS et l'InVS-Cire.