Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 30 janvier 2014.

Publié le 31 Janvier 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - Bilan de la surveillance des infections à Campylobacter chez l'homme en France en 2012

Les objectifs de la surveillance réalisée par le Centre national de référence (CNR) des Campylobacters et Hélicobacters sont de : décrire les caractéristiques épidémiologiques des infections à Campylobacter survenant chez l'homme en France ; suivre les évolutions temporelles et spatiales de l'incidence ; décrire les espèces en cause ; détecter les cas groupés et surveiller la résistance aux antibiotiques. En 2012, le CNR a reçu 5 079 souches, soit une diminution de 8 % depuis 2011. Parmi celles dont l'espèce a été caractérisée (4 728 souches), C. jejuni (82 %) était l'espèce la plus fréquente suivie de C. coli (15 %) et C. fetus (2 %). Parmi les souches isolées des selles (98 % des souches), C. jejuni était majoritaire (83 %), alors que C. fetus représentait 69 % des souches isolées d'hémocultures (2 % des souches). L'augmentation croissante de la résistance des Campylobacters aux quinolones, observée depuis 2004, se poursuit : 55 % vs 53 % en 2011 pour l'acide nalidixique, et 52 % vs 51 % en 2011 pour la ciprofloxacine. L'âge médian des personnes infectées était de 22 ans et 32 % des souches ont été isolées chez les 10 ans ou moins (13 % de la population générale estimée en 2012). En 2012, la surveillance des infections à Campylobacter a confirmé les caractéristiques épidémiologiques observées depuis 2002 : un pic saisonnier pendant la période estivale ; un nombre de cas plus élevé chez les enfants ; une prédominance des cas masculins sauf chez les femmes jeunes ; une prédominance de l'espèce C. jejuni et une résistance élevée et croissante aux quinolones. La baisse du nombre de souches (la première par rapport à 2011 depuis 2005) correspond le plus probablement à un biais de surveillance et non à une vraie diminution de l'incidence des infections à Campylopbacter.En juillet 2013, la Cire a investigué une suspicion de cas groupés d'infection à Campylobacter en Franche-Comté.