Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 20 mars 2014.

Publié le 21 Mars 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - La pollution atmosphérique par les particules fines

Les particules fines en suspension dans l'air sont principalement émises par le trafic routier, le chauffage au bois, la transformation d'énergie par l'industrie et l'agriculture avec l'utilisation d'engrais. La situation climatique peut aggraver le phénomène. Lors de grand froid, d'inversion de température ou d'absence de vent, l'air ne se renouvelle pas et le taux de particules en suspension augmente comme on a pu le constater ces derniers jours. D'un point de vue sanitaire, le risque est très faible à titre individuel et n'est pas perceptible. Il ne constitue véritablement un problème que chez les personnes fragiles. C'est pourquoi, le ministère de la santé recommande aux personnes vulnérables ou sensibles (femmes enceintes, enfants de moins de 5 ans, personnes de plus de 65 ans, asthmatiques, diabétiques ou malades cardiaques) de réduire leurs activités physiques intenses, surtout en extérieur, et d'éviter de sortir en début de matinée ou en fin de journée, notamment aux abords des axes routiers fréquentés. Ces conseils ne s'appliquent à la population générale qu'en cas de gêne inhabituelle (fatigue, mal de gorge, toux, essoufflement ou palpitations). La France a connu un épisode de pollution en fin de semaine dernière. Des indicateurs sanitaires en lien avec des pathologies associées à la pollution atmosphérique ont été surveillés par la Cire au travers du dispositif SurSaUD® (passages aux urgences, diagnostics SOS médecins). Aucune augmentation particulière en lien avec le pic de pollution n'a été identifiée.La pollution atmosphérique par les particules fines constitue pourtant une des préoccupations premières de santé publique : l'exposition de plusieurs millions de personnes à ces effets peut avoir des répercussions considérables à l'échelle de la population que l'on peut mettre en évidence par des études épidémiologiques à grande échelle. Plusieurs études de cohorte ont montré qu'une exposition chronique à la pollution de l'air peut contribuer au développement de pathologies chroniques (cancer du poumon, pathologies cardiaques…). En termes de santé publique, le poids de ces impacts à long-terme est largement supérieur à celui des impacts à court-terme. L'abaissement des niveaux moyens annuels de polluants dans l'air génère donc plus de bénéfices sanitaires que les mesures à court-terme lors des pics de pollution.