Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 18 septembre 2014.

Publié le 19 Septembre 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - 70 000 personnes hospitalisées par an pour tentative de suicide en France

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a publié un rapport sur les hospitalisations et le recours aux urgences pour tentative de suicide en France métropolitaine à partir des données du Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) entre 2004 et 2011. En France métropolitaine, chaque année, 70 000 personnes en moyenne sont hospitalisées en médecine ou chirurgie pour tentative de suicide, cumulant environ 90 000 hospitalisations, soit un taux d'hospitalisation pour tentative de suicide de 17,7 pour 10 000 habitants. Ces taux sont de 21,6 pour 10 000 femmes contre 13,4 pour 10 000 hommes et atteignent 43 pour 10 000 chez les adolescentes de 15 à 19 ans. Après une hospitalisation pour tentative de suicide, le taux de réadmission pour tentative de suicide est de 12,8 % à 12 mois et de 26,6 % à 8 ans. C'est entre 30 et 49 ans que les ré-hospitalisations pour tentatives de suicide sont les plus fréquentes, sans différence entre les hommes et les femmes, avec environ un quart des patients de cette classe d'âge ré- hospitalisés au moins une fois. Parmi les personnes hospitalisées pour tentative de suicide, les plus de 70 ans sont les plus nombreux à décéder au cours de leur séjour. L'intoxication médicamenteuse volontaire est le mode opératoire le plus fréquent avec 70 000 à 85 000 séjours par an, soit 82 % des tentatives de suicide hospitalisées. La phlébotomie (coupure d'une veine) et la pendaison représentent respectivement 5 % et 1,6 % des hospitalisations pour tentative de suicide, les autres modes opératoires sont plus rares et représentent chacun moins de 1 %. L'intoxication médicamenteuse est davantage le fait des femmes, les hommes utilisant plus fréquemment les autres modes opératoires.Les régions du Nord et de l'Ouest de la France (à l'exception de l'Île de France et des Pays de la Loire), et à un degré moindre le nord-est dont font partie la Bourgogne et la Franche-Comté sont les plus touchées avec des taux standardisés supérieurs de 20 % au taux national.