Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 16 janvier 2014.

Publié le 20 Janvier 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - Alerte Chikungunya dans les Antilles

Une circulation autochtone du virus Chikungunya a été mise en évidence sur l'île de Saint-Martin depuis la dernière semaine de novembre 2013. Il s'agit de la première mise en évidence de circulation de ce virus dans la zone Amérique-Caraïbes. La Cire Antilles-Guyane et l'Agence régionale de santé de la Guadeloupe ont immédiatement mis en place une surveillance épidémiologique et microbiologique. Les données de cette surveillance ont conduit à déclarer le passage en phase épidémique le 6 décembre, conformément au Programme de surveillance, d'alerte et de gestion du risque d'émergence (Psage) du virus Chikungunya. De plus, face au potentiel d'introduction et de diffusion de la maladie à Saint-Barthélémy, en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, une surveillance renforcée des cas de Chikungunya a également été mise en place dans ces îles. Le 18 décembre, cette surveillance a permis de détecter 2 cas confirmés autochtones en Martinique et 1 cas en Guyane, importé de Martinique. Le 24 décembre, un premier cas autochtone a été confirmé en Guadeloupe. Ainsi, au 5 janvier 2014, l'épidémie de Chikungunya poursuit sa progression à Saint-Martin (plus de 200 cas probables ou confirmés, plus de 400 cas suspects et 1 décès). A Saint-Barthélemy, l'augmentation régulière du nombre de cas biologiquement confirmés atteste de la circulation active du virus sur l'île. Ces deux territoires sont toujours en phase épidémique (phase 3a du Psage Chikungunya). En Martinique, on assiste à une augmentation du nombre de confirmations biologiques et du nombre de communes touchées. Ce département a été placé cette semaine en phase de circulation active du virus avec présence de plusieurs chaines locales de transmission (phase 2b). En Guadeloupe, un foyer avec une circulation active du virus a été mis en évidence. Ce département est toujours placé en phase de transmission autochtone modérée (phase 2a).En Guyane, même si le nombre de cas suspects augmente, seul un cas biologiquement confirmé, importé de Martinique, a été identifié à ce jour. La Guyane, se trouve toujours en phase de surveillance renforcée du Psage (phase 1).