Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 28 juin 2012

Publié le 29 Juin 2012
Mis à jour le 13 mai 2019

A la Une - Les leishmanioses

Les leishmanies, parasites protozoaires responsables des leishmanioses, sont transmises aux êtres humains par la piqûre de phlébotomes, insectes de petite taille ressemblant à des mouches. Le réservoir de L infantum est classiquement constitué par les chiens.Dans le derme, ces leishmanies se multiplient dans certains globules blancs et peuvent ensuite atteindre différents tissus de l'organisme, provoquant les symptômes de la maladie. Les leishmanioses humaines s'expriment sous la forme de lésions ulcératives de la peau (L cutanée, LC) ou viscérales (LV), après migration des leishmanies dans le foie, la rate ou d'autres organes profonds.

La prévalence, obtenue par des enquêtes de dépistage séro-épidémiologique, varie entre 3 et 28 % selon les régions et les méthodes utilisées. Une tendance à l'accroissement du nombre de cas et à l'extension territoriale a été détectée ces dernières années. La surveillance des leishmanioses humaines en France est basée sur les déclarations de cas effectuées au Centre national de référence des Leishmania. Elle porte à la fois sur les cas autochtones (241 cas déclarés entre 1999 et 2009) et sur les cas importés (721 cas déclarés durant la même période). L'incidence annuelle des leishmanioses autochtones est faible, avec une moyenne de 22 cas par an, se rapportant essentiellement à des cas de LV (85 %). Les cas importés sont plus nombreux (incidence annuelle moyenne de 65,5 cas). Ils concernent essentiellement des cas de LC (91 %), et se rapportent de façon prédominante à des cas de LC en provenance du Maghreb et d'Afrique subsaharienne et de Guyane.

Les leishmanioses apparaissent solidement implantées dans les départements méditerranéens du sud de la France métropolitaine. Dans le domaine épidémiologique, beaucoup d'inconnues subsistent concernant les réservoirs, en particulier le rôle exact des carnivores sauvages et la place du chat dans le cycle. Enfin, une surveillance étroite de la leishmaniose canine est d'autant plus nécessaire que la cartographie à risque permet d'envisager une extension de la zoonose à la façade océanique du pays.

Année de publication : 29/06/2012