Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 19 juillet 2012

Publié le 20 Juillet 2012
Mis à jour le 13 mai 2019

A la Une - La leptospirose en Bourgogne et Franche-Comté

Les leptospires appartiennent au phylum des spirochètes, bactéries spiralées dont on connaît plus de 200 espèces. Le réservoir animal, principalement les rongeurs, excrète les leptospires dans ses urines et contamine ainsi l'environnement hydrique, propageant la maladie à d'autres animaux ou à l'Homme. La leptospirose n'est pas une maladie à déclaration obligatoire. La surveillance s'effectue à partir des données du Centre national de référence (CNR) des leptospiroses. Le CNR, en lien avec l'Institut de veille sanitaire, s'appuie sur un réseau de laboratoires de biologie médicale métropolitains et d'Outre Mer et participe à l'investigation des cas groupés.

L'incidence moyenne en métropole pour les années 2006-2010 est située entre 0,30 et 0,55 cas pour 100 000 habitants (180 à 350 cas par an). Pour l'année 2010 (dernière disponible, 2011 n'ayant pas encore été publiée), l'incidence la plus élevée est attribuée à la Franche-Comté (incidence de 1,71 cas pour 100 000 habitants) notamment dans le département du Doubs (10 cas), puis se trouvent les régions Rhône-Alpes (1,01 cas pour 100 000 habitants) et Bourgogne (0,61 cas pour 100 000 habitants , six cas en Saône-et-Loire). La répartition annuelle en métropole confirme le caractère saisonnier de la leptospirose avec un pic estivo-automnal (plus de 50 % des cas se répartissent sur les mois d'août à octobre).

Année de publication : 20/07/2012