Cost effectiveness analysis of radon prevention programmes in Franche-Comté

Publié le 1 Octobre 2016
Mis à jour le 10 septembre 2019

Background: radon gas is the second lung carcinogen after smoking. There are measures in homes that can reduce the exposure of the population. We studied cost¬effectiveness of anti-radon policies in Franche-Comté, one of the most exposed areas in France. Assessed strategies were targeted screening in at risk areas and mass screening, compared to the absence of screening. Method: a Markov model was used to simulate the effects of screening for radon exposure in a population aged between 30 and 75 over a 30-year period. For each strategy, estimated effectiveness parameters were mean life expectancy, incidence of radon¬induced lung cancer and number of related deaths. Considered costs were all direct and consisted of invitation to screening, radon measurement, remediation, and lung cancer diagnosis and treatment. The incremental cost-effectiveness ratios (ICERs) were estimated, corresponding to the cost per life year gained, the cost per avoided case of cancer and the cost per avoided death. A discount rate of 3% was used. Results: individual life years gained were 8x10-6 for targeted screening and 2.1x10-5 for mass screening. The mean annual number of radon-induced lung cancer in Franche-Comté was 71.4 as reference, 71.3 for targeted screening and 70.6 for mass screening. Related deaths were respectively 65.4, 65.3 and 64.7. The costs per life year gained were respectively EUR295,105 for targeted screening and EUR987,108 for mass screening compared with no screening. Conclusions: neither targeted nor mass screenings were cost-effective. The struggle against lung cancer induced by radon should rather concentrate on precautionary measures in new homes. Traduction du résumé : Le radon est le second carcinogène pulmonaire après le tabagisme. Certaines mesures dans l'habitat peuvent réduire l'exposition de la population. Notre étude portait sur une analyse coût-efficacité des politiques anti-radon en Franche-Comté, région française particulièrement exposée. Les stratégies évaluées étaient le dépistage ciblé en zones à risque et le dépistage de masse, comparés à l'absence de dépistage. Un modèle de Markov a été construit pour simuler les effets d'un dépistage de l'exposition au radon chez une population âgée de 30 à 75 ans pendant 30 ans. Pour chaque stratégie, les paramètres d'efficacité étaient l'espérance de vie moyenne, l'incidence de cancer pulmonaire induit par le radon et le nombre de décès associé. Les coûts considérés étaient des coûts directs correspondant à l'invitation au dépistage, la mesure de l'exposition, la remédiation au diagnostic de cancer pulmonaire et au traitement. Les ratios coût-efficacité incrémentiels estimés correspondaient au coût par année de vie gagnée, au coût par cancer évité et au coût par décès évité. Le taux d'actualisation utilisé était de 3 %. Le nombre d'années de vie gagnées par individu était de 8x10-6 pour le dépistage ciblé et de 2,1x10-5 pour le dépistage de masse. Le nombre annuel moyen de cancers pulmonaires induits par le radon en Franche-Comté était de 71,4 en l'absence de dépistage, de 71,3 avec le dépistage ciblé et de 70,6 avec le dépistage de masse. Les nombres de décès associés étaient respectivement de 65,4, de 65,3 et de 64,7. Les coûts par année de vie gagnée étaient de 295,105 s pour le dépistage ciblé et de 987,108 s pour le dépistage de masse comparativement à l'absence de dépistage. Les dépistages ciblés comme de masse ne sont pas coût-efficaces. Il semble plus pertinent de concentrer la lutte contre le cancer pulmonaire induit par le radon sur des mesures de prévention dans l'habitat neuf. (Traduction effectuée par l'Unité de valorisation scientifique de la Direction de la communication et du dialogue avec la société, de Santé publique France).

Auteur : Jeanmaire T, Clinard F, Binquet C, Catelinois O, Collignan B, Tillier C, Lejeune C
Environnement risques & santé, 2016, vol. 15, n°. 5, p. 410-8