Surveillance sanitaire en Auvergne. Point épidémiologique au 20 mars 2014.

Publié le 21 Mars 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

Points clés

Episode de pollution atmosphérique

La semaine dernière a été marquée par un épisode de pollution aux particules fines (PM10) dans plusieurs agglomérations françaises.

En Auvergne, selon le bilan diffusé par Atmo Auvergne, l'épisode a duré de 1 à 5 jours selon les départements, entre le 11 et le 16 mars. La valeur maximale (sur 24H) a été relevée dans la zone Riom/Clermont-Ferrand/Issoire : 80 μg/m3 à la station de Chamalières. Le lundi 17 mars 2014, les conditions météorologiques ont été favorables à la dispersion des polluants ce qui a permis le retour à une situation normale.

Sur le plan sanitaire, l'analyse des données de surveillance syndromique régionales (activité globale, asthmes, malaises, dyspnée/insuffisance respiratoire aigüe, bronchite chronique, insuffisance cardiaque, ischémie myocardique, céphalées) dans les différentes classes d'âge n'a pas permis d'observer d'augmentation notable au cours de cette période.

Cependant, plusieurs études ont montré qu'il ne semble pas exister de seuil protecteur en deçà du-quel aucun impact sanitaire n'est observé. Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont observés dès les concentrations les plus faibles, en l'absence même de " pics " de pollution. Ainsi l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique est essentiellement dû aux niveaux de fond de pollution atmosphérique. Plusieurs études de cohorte ont montré que l'impact à long-terme d'une exposition chronique à la pollution de l'air est nettement plus important en termes de mortalité ou d'espérance de vie que les impacts observés à court-terme.