Psychosocial exposures at work and mental health: potential utility of a job-exposure matrix

Publié le 1 Février 2012
Mis à jour le 5 juillet 2019

OBJECTIVE: To examine the associations between psychosocial exposures at work and depressive symptoms by using two independent French national databases. METHODS: A job-exposure matrix of psychosocial work exposures was constructed from data collected by the national medical monitoring of occupational risks survey in 2003. Depressive symptoms came from the 2002 to 2003 decennial health survey. Data were linked by age, occupational group, and economic activity. RESULTS: The crude and adjusted results showed small but significant and systematic associations between job strain and depressive symptoms among men. These associations were much weaker for psychological demands and decision latitude. No statistical associations were observed among women. CONCLUSION: The results suggest that, among men, using independent data on exposure and health, there is a robust association between job strain and depressive symptoms. They contribute to the debate about the causal nature of associations between psychosocial exposures at work and mental health. Traduction du résumé : L'objectif était d'analyser les associations entre les expositions aux facteurs de risques psychosociaux au travail et les symptômes dépressifs à l'aide de deux bases de données nationales françaises indépendantes. Méthodes : les données de l'enquête nationale Sumer-2003 ont permis d'élaborer une matrice emploi-exposition spécifique des facteurs de risque professionnels psychosociaux. Grâce à l'enquête décennale santé 2002-2003, ont pu être recueillis les symptômes dépressifs d'une population active. Les données de l'enquête décennale ont été croisées avec la matrice emplois-exposition par classe âge, groupe professionnel et secteur d'activité. Les résultats bruts et ajustés montrent des associations faibles mais significatives et systématiques entre la tension au travail et les symptômes dépressifs chez les hommes. Ces associations sont beaucoup plus faibles pour les exigences psychologiques et la latitude décisionnelle. Aucune association de statistique n'a été observée chez les femmes. Les résultats suggèrent que chez les hommes, il existe une association entre la tension au travail et les symptômes dépressifs, ces résultats sont robustes du fait de l'utilisation de données sur l'exposition et sur la santé recueillies indépendamment. Ces conclusions contribuent à alimenter le débat sur la nature causale des associations entre des risques psychosociaux au travail et santé mentale. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE- de l'InVS)

Auteur : Cohidon C, Santin G, Chastang JF, Imbernon E, Niedhammer I
Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2012, vol. 54, n°. 2, p. 184-91