Santé mentale et activité professionnelle : comparaison de deux programmes de surveillance, MCP et Samotrace. Numéro thématique. Surveillance épidémiologique des risques professionnels, quoi de neuf ?

Publié le 5 Juin 2012
Mis à jour le 5 juillet 2019

Introduction - L'objectif de cette étude est de comparer deux programmes de surveillance de l'InVS, MCP (Maladies à caractère professionnel) et Samotrace, dans le domaine de la santé mentale au travail. Méthodes - Les deux programmes s'appuient chacun sur un réseau de médecins du travail. La comparaison porte sur des données recueillies dans les régions Centre et avoisinantes entre 2006 et 2008 pour Samotrace et en 2008 pour MCP. Dans MCP, la souffrance mentale liée au travail était diagnostiquée par le médecin du travail. Dans Samotrace, la souffrance mentale était explorée par l'autoquestionnaire GHQ28, puis la part imputable au travail a été calculée à partir des données du programme. Résultats - Les prévalences de la souffrance mentale imputable au travail dans les deux programmes sont comprises entre 1 et 5 %. Chez les hommes, les deux programmes s'accordent sur les prévalences les plus élevées parmi les professions intermédiaires et les employés. Chez les femmes en revanche, un gradient ascendant des ouvrières vers les cadres est observé dans MCP, tandis qu'un gradient inverse, bien que non significatif, est observé dans Samotrace. Discussion - Cette étude visant à comparer deux démarches d'estimation de la prévalence de la souffrance mentale imputable au travail montre une assez bonne concordance des résultats mais aussi certaines discordances. Elle démontre la nécessité de poursuivre les études dans ce domaine et l'intérêt de disposer de plusieurs sources de données. (R.A.)

Auteur : Cohidon C, Rabet G, Plaine J, Chubilleau C, Valenty M
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2012, n°. 22-23, p. 278-80