Strenghtening early warning function of surveillance in the Republic of Serbia: lessons learned after a year of implementation

Publié le 1 Janvier 2004
Mis à jour le 10 septembre 2019

La République de Serbie, avec le soutien de l'OMS, a mis en place un système d'alerte (ALERT) pour les maladies transmissibles prioritaires, en complément du système de surveillance de routine qui notifie les cas confirmés individuels. Cet article décrit les résultats de l'évaluation menée un an après le lancement du programme. ALERT est basé sur la déclaration de 11 syndromes par les centres de soins primaires. Les données sont analysées sur une base hebdomadaire dans chaque région et transmises aux épidémiologistes nationaux. ALERT est perçu comme un outil simple et flexible, mieux accepté au niveau national que régional. Certaines régions perçoivent ALERT comme un système parallèle insuffisamment relié aux mesures de contrôle. La sensibilité du système pour la détection des cas de méningite est de 93%, et de 37% pour les cas d'hépatite. L'analyse rétrospective des données d'ALERT a permis d'identifier neuf épidémies, dont cinq avaient été identifiées par les épidémiologistes. ALERT a été le système le plus rapide pour la détection de quatre épidémies identifiées par les deux systèmes. Le système ALERT a permis de déclencher une investigation rapide et de contrôler des épidémies à hantavirus et à salmonelloses, ainsi que pour détecter le début de la saison grippale. Cependant, ALERT n'a pas détecté des foyers de brucellose et de tularémie repérés par un syndrome de fièvre inexpliqué. Cette évaluation a souligné le besoin d'une vue globale des activités de surveillance pour la mise en place de nouveaux systèmes comme ALERT. Alors que les mesures de contrôle basées sur la déclaration de cas confirmés individuels sont bien comprises et mises en place, le processus d'investigation et de vérification qui devrait être enclenché lors d'une augmentation des syndromes d'ALERT n'est pas parfaitement compris. Les programmes de formation à l'épidémiologie de terrain, tels que EPIET, sont les mieux adaptés pour apporter ce changement de perspective. (R.A.)

Auteur : Valenciano M, Bergeri I, Jankovic D, Milic N, Parlic N, Coulombier D
Eurosurveillance. European communicable disease quarterly, 2004, vol. 9, n°. 2, p. 24-6