Couverture vaccinale des enfants et des adolescents en France : résultats des enquêtes menées en milieu scolaire 2001-2004

Publié le 1 Janvier 2007
Mis à jour le 10 septembre 2019

En 2000, un cycle triennal d'enquêtes en milieu scolaire a été mis en place en France, avec pour objectif d'estimer des indicateurs permettant de suivre l'état de santé des enfants, parmi lesquels la couverture vaccinale. Les enquêtes ont été menées en 2001-2002 en CM2, en 2002-2003 en maternelle et en 2003-2004 en 3e. Les échantillons étaient constitués en utilisant un sondage à deux degrés (au premier degré, tirage d'écoles publiques et privées, puis, au second degré, élèves sélectionnés de façon aléatoire au sein des établissements). Les couvertures vaccinales demeurent élevées jusqu'à l'adolescence, en particulier en ce qui concerne les couvertures par DTPolio (80 % à 96 %). Pour la coqueluche, si les couvertures avant 6 ans sont satisfaisantes (87 % à 92 %), les résultats montrent une pratique souvent erronée de rappel au moment du deuxième rappel DTPolio, et une couverture avec cinq doses de vaccins à l'adolescence encore insuffisante (57,4 % à 15 ans en 2003-2004, mais seulement 17,4 % des enfants ayant reçu la cinquième dose après l'âge de 11 ans). Pour ce qui est du BCG, la couverture est excellente (99 %). En ce qui concerne la vaccination rougeole-rubéole-oreillons (RRO), si la couverture à 6 ans pour la première dose paraît presque satisfaisante (93 %), celle pour la seconde dose est encore très insuffisante (24 % à 61 %). La vaccination contre l'hépatite B reste la plus problématique avec des couvertures très basses (33 % à 42 %). Ces résultats montrent quelles sont les priorités pour améliorer la couverture vaccinale des enfants et des adolescents : vacciner contre l'hépatite B avant l'âge de 13 ans, en favorisant la vaccination du nourrisson, augmenter la pratique du rappel contre la coqueluche à 11-13 ans, ainsi que celle des secondes doses RRO (principalement dans le Sud et le Centre-Est de la France), mais aussi administrer de façon plus précoce la première dose de RRO. Enfin, si la couverture vaccinale par le BCG est très bonne, elle reposait essentiellement sur la vaccination par multipuncture, qui n'est plus disponible depuis début 2006. (R.A.)

Auteur : Antona D, Fonteneau L, Guthmann JP, Levy Bruhl D, Guignon N
Année de publication : 2007
Pages : 78 p.