Prévention de la transmission croisée de la coqueluche. Evaluation des connaissances et des organisations dans les maternités

Publié le 1 Janvier 2011
Mis à jour le 5 juillet 2019

Depuis 2008, la cellule de veille sanitaire de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales(DDASS) du Nord observe une augmentation du nombre de signalements de cas de coqueluche, impliquant des soignants, dans des collectivités à risque comme les maternités. Dans un contexte d'évolution des recommandations relatives à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge de la coqueluche, l'objectif de ce travail était d'évaluer les connaissances et les organisations mises en place dans les maternités de la région Nord-Pas-de-Calais pour prévenir la transmission croisée de la coqueluche. Méthodes > Une enquête exhaustive a été menée auprès de l'ensemble des hygiénistes, cadres de santé et médecins du travail des 38 maternités de la région. Ces professionnels ont été destinataires d'auto questionnaires, préalablement testés dans le cadre d'entretiens préparatoires réalisés sur un échantillon de maternités. Résultats > Sur 38 maternités, 36 ont répondu à l'enquête. Si les connaissances générales sur la coqueluche étaient globalement satisfaisantes, la maladie était assimilée à une maladie infantile et sa transmission par les adultes et les adolescents peu perçue. L'extension des recommandations vaccinales à l'ensemble des professionnels de santé et des adultes était insuffisamment connue, y compris des médecins du travail. Seuls quelques établissements disposaient de protocoles de gestion des cas de coqueluche. Perspectives > Une information et une sensibilisation des personnels soignants aux mesures préventives doivent être organisées, associant les services de santé au travail et impliquant les équipes médicales. L'élaboration de protocoles nécessite une collaboration étroite entre équipe opérationnelle d'hygiène, équipe soignante, biologiste et médecin du travail.

Auteur : Moreau Crepeaux S, Wyndels K, Tachon M, Blanckaert K
La Presse médicale, 2011, vol. 40, p. e9-16