First hospitalization for heart failure in France in 2009: patient characteristics and 30-day follow-up

Publié le 18 Octobre 2013
Mis à jour le 10 septembre 2019

Background : the incidence of heart failure (HF) is stable in industrialized countries, but its prevalence continues to increase, especially due to the ageing of the population, and mortality remains high. Objective : to estimate the incidence in France and describe the management and short-term outcome of patients hospitalized for HF for the first time. Method : the study population comprised French national health insurance general scheme beneficiaries (77% of the French population) hospitalized in 2009 with a principal diagnosis of HF after exclusion of those hospitalized for HF between 2006 and 2008 or with a chronic disease status for HF. Data were collected from the national health insurance information system (SNIIRAM). Results : a total of 69,958 patients (mean age 78 years; 48% men) were included. The incidence of first hospitalization for HF was 0.14% (e 55 years, 0.5%; e 90 years, 3.1%). Compared with controls without HF, patients more frequently presented cardiovascular or other co-morbidities. The hospital mortality rate was 6.4% and the mortality rate during the 30 days after discharge was 4.4% (3.4% without readmission). Among 30-day survivors, all-cause and HF 30-day readmission rates were 18% (< 70 years, 22%; e 90 years, 13%) and 5%, respectively. Reimbursements among 30-day survivors comprised at least a beta-blocker in 54% of cases, diuretics in 85%, angiotensin-converting enzyme inhibitors (ACEIs) or angiotensin receptor blockers (ARBs) in 67%, a diuretic and ACEI/ARB combination in 23% and a beta-blocker, ACEI/ARB and diuretic combination in 37%. Conclusion : patients admitted for HF presented high rates of co-morbidity, readmission and death at 30 days, and there remains room for improvement in their drug treatments; these findings indicate the need for improvement in return-home and therapeutic education programmes. (R.A.) Traduction du résumé : L'incidence de l'insuffisance cardiaque (IC) est stable dans les pays industrialisés, mais sa prévalence continue d'augmenter, notamment en raison du vieillissement de la population, et la mortalité reste élevée. Objectif : Estimer l'incidence en France et décrire la gestion et les résultats à court terme des patients hospitalisés pour IC pour la première fois. La population de l'étude comprenait les assurés français du régime général d'assurance maladie (77% de la population française) hospitalisés en 2009 avec un diagnostic principal d'IC après l'exclusion des patients hospitalisés pour IC entre 2006 et 2008, ou avec un statut de maladie chronique due à l'IC. Les données ont été recueillies à partir du Système national d'informations inter-régimes de l'Assurance maladie (SNIIRAM). Un total de 69 958 patients (âge moyen : 78 ans, 48 % d'hommes) ont été inclus. L'incidence de la première hospitalisation pour IC était de 0,14 % (e 55 ans, 0,5% ; e 90 ans, 3,1%). Comparativement aux témoins ne présentant pas d'IC, les patients souffraient plus fréquemment de morbidité cardiovasculaire et d'autres comorbidités. Le taux de mortalité hospitalière était de 6,4 % et le taux de mortalité dans les 30 jours suivant la sortie était de 4,4% (3,4% sans réadmission). Parmi les survivants à 30 jours, le taux de réadmission à 30 jours pour IC et toutes causes confondues était de 18% (< 70 ans 22% ; e 90 ans, 13%) et 5%, respectivement. Les remboursements chez les survivants à 30 jours comprenaient au moins un bêtabloquant dans 54% des cas, des diurétiques dans 85% des cas, des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) ou des antagonistes du récepteur de l'angiotensine (ARA) dans 67% des cas, un diurétique et une combinaison ECA / ARA dans 23% des cas, et une combinaison bêtabloquant, ECA /ARA et diurétique dans 37% des cas. les patients admis pour IC présentaient des taux élevés de comorbidité, de réadmission et de décès à 30 jours. Leur traitement médicamenteux peut être amélioré. Ces résultats indiquent la nécessité d'améliorer les programmes d'éducation thérapeutique de retour à la maison. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE - de l'InVS)

Auteur : Tuppin P, Cuerq A, de Peretti C, Fagot Campagna A, Danchin N, Juilliere Y, Alla F, Allemand H, Bauters C, Drici MD, Hagege A, Jondeau G, Jourdain P, Leizorovicz A, Paccaud F
Archives of Cardiovascular Diseases, 2013, n°. 11, p. 570-85