Situation épidémiologique du paludisme à Mayotte en 2003 et 2004

Publié le 29 Août 2006
Mis à jour le 10 septembre 2019

L'île de Mayotte, collectivité départementale française de l'Océan Indien d'environ 170 000 habitants est une zone d'endémicité palustre. L'espèce plasmodiale prédominante est Plasmodium falciparum. Le vecteur Anopheles gambiae ss y assure une transmission pérenne. La lutte contre le paludisme à Mayotte remonte à 1976 et est une des priorités de santé publique pour ce territoire classé en groupe 3 de risque palustre selon les recommandations officielles françaises. Malgré la survenue de quatre épisodes épidémiques entre 1984 et 1995, une baisse très importante de la transmission du paludisme et donc de la prémunition de la population a été enregistrée jusqu'en 1996. Après 1996, la baisse des efforts de lutte antivectorielle, couplée à une diminution de la surveillance épidémiologique a entraîné l'apparition de nouvelles poussées épidémiques de paludisme à Mayotte. Le nombre de cas annuellement déclaré a varié, selon les années, entre 700 et 2 000. En 2001, les mesures de luttes ont été renforcées avec, en particulier, la restructuration du service de lutte antivectorielle, l'utilisation en routine des tests de diagnostic rapide, l'introduction de l'association " chloroquine + sulfadoxine-pyriméthamine " comme traitement de première ligne pour les accès simples ainsi que la mise en place de fiches de notification. L'objectif de cette étude est de réaliser un bilan de la situation épidémiologique du paludisme à Mayotte afin d'en documenter les tendances et d'orienter les mesures de contrôle à prendre.

Auteur : Ioos S, Quatresous I, Sissoko D, Jeannel D, Achirafi A, Sanquer MA
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2006, n°. 32, p. 238-40