Surveillance du chikungunya et de la dengue en France métropolitaine, 2014.

Publié le 28 Avril 2015
Mis à jour le 10 septembre 2019

Le moustique Aedes albopictus ou moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya, est présent en France métropolitaine depuis 2004. Il expose au risque de transmission autochtone de ces arboviroses du fait de l'introduction régulière des virus par des sujets infectés lors de séjours dans des zones où ils circulent. En métropole, une surveillance épidémiologique est mise en place depuis 2006. Elle comprend deux dispositifs nationaux pérennes basés sur la déclaration obligatoire (DO) et un réseau de laboratoires, ainsi qu'un dispositif local et saisonnier de surveillance renforcée dans les départements où Ae. albopictus est implanté, pendant sa période d'activité, du 1er mai au 30 novembre. En 2014, en France métropolitaine, 489 cas de chikungunya et 201 cas de dengue ont fait l'objet d'une DO ; 2327 cas de chikungunya et 953 cas de dengue ont été rapportés par le réseau de laboratoires. Du 1er mai au 30 novembre, 454 cas de chikungunya et 167 cas de dengue ont été identifiés dans les 18 départements où Ae. Albopictus était implanté. Quatre cas autochtones de dengue ont été détectés en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et un foyer autochtone de chikungunya (11 cas confirmés) dans l'agglomération de Montpellier. Le nombre important de cas importés de chikungunya en métropole était lié au contexte épidémiologique des départements français d'Amérique. Le plan de surveillance a permis de limiter les épisodes autochtones, mais il devra évoluer en fonction de l'extension rapide du vecteur pour être réactif, exhaustif et efficient.

Auteur : Septfons A, Noel H, Leparc Goffart I, Giron S, Delisle E, Chappert JL, Catelinois O, Franke F, Servas V, Guinard A, Debruyne M, Schaal O, Brichler S, Ninove L, Prat C, Flusin O, Poujol I, Letort MJ, Deniau J, Six C, Rousseau C, de Valk H, Paty MC
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2015, n°. 13-14, p. 204-11