Borréliose de Lyme : situation générale et conséquences de l'introduction en Île-de-France d'un nouvel hôte, le tamia de Sibérie. Numéro hors-série. Zoonoses : pour une approche intégrée de la santé à l'interface Homme-Animal

Publié le 14 Septembre 2010
Mis à jour le 5 juillet 2019

L'épidémiologie de la borréliose de Lyme demeure encore peu connue en France, les données étant très parcellaires. Les études d'incidence ont montré une grande disparité entre les régions, avec des niveaux de risque élevés en Alsace, Lorraine, Limousin, Auvergne et Rhône-Alpes. Les études vectorielles associées montrent des corrélations entre incidences et densités en nymphes infectées, mais les exceptions sont fréquentes. Dans des forêts d'Île-de-France et de Picardie, l'introduction du tamia de Sibérie pourrait intervenir dans la dynamique de la borréliose de Lyme. Cet écureuil semble en effet être réservoir de cette maladie, il porte de fortes charges en Ixodes ricinus et, de plus, il montre une tolérance accrue vis à vis des espèces de Borrelia, comparativement aux autres réservoirs. Les recherches en cours visent à préciser le rôle de cet écureuil exotique dans l'incidence de cette maladie en périphérie de la Forêt de Sénart (Essonne) où la population de tamias est estimée entre 10 000 et 20 000 individus. (R.A.)

Auteur : Chapuis JL, Ferquel E, Patey O, Vourc'h G, Cornet M
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2010, n°. HS, p. 6-8