Compte-rendu du sixième congrès international du groupe de travail sur la diphtérie à Bruxelles, Belgique

Publié le 1 Janvier 2002
Mis à jour le 11 septembre 2019

Parallèlement à la résurgence de la diphtérie observée en Europe de l'est au cours de ces dix dernières années, on a pu constater l'apparition d'infections causées par des souches de Corynebacterium diphtheriae non toxinogènes, et par des souches de C. diphtheriae non toxinogènes mais porteuses du gène de la toxine. Ces souches pouvant être à l'origine d'infections symptomatiques de degrés de gravité variables, il convient d'évaluer leur importance clinique et épidémiologique. La présence persistante de souches toxinogènes et non toxinogènes de C. diphtheriae, associée à la variabilité de génotypes et de biotypes, implique la mise en oeuvre de nouvelles mesures de vaccination des populations. L'injection de rappel du vaccin reste la méthode de protection la plus efficace de la population adulte, groupe de population actuellement le plus exposé. La mise en place d'un bon système de surveillance, d'une prophylaxie antibiotique efficace et de programmes de vaccination actualisés, doit aller de pair avec la poursuite des études sérologiques qui permettent de surveiller le statut immunitaire de la population. Les communications du 6ème Congrès international du Groupe de travail européen sur la Diphtérie ont donné un aperçu des aspects microbiologiques et épidémiologiques de la diphtérie dans les nouveaux états indépendants de l'ex-Union soviétique. Elles ont aussi permis de procéder à une analyse internationale récente des avancées réalisées dans les domaines épidémiologiques, cliniques et microbiologiques associés à cette maladie.

Auteur : Lai S, Efstratiou A
Eurosurveillance, 2002, vol. 7, n°. 1, p. 8-12