Bulletin des réseaux de surveillance des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) au 31 décembre 2012.

Publié le 27 December 2012
Mis à jour le 7 juillet 2019

Les réseaux de cliniciens (RésIST) et de laboratoires (Rénago, Rénachla, lymphogranulomatoses vénériennes : LGV) permettent de suivre l'évolution des indicateurs des IST bactériennes. En 2012, les principaux constats sont les suivants :

  • le nombre de syphilis récentes est en augmentation sur les quatre dernières années. Cette augmentation est constatée en Ile-de-France et dans le reste de la métropole, chez les hommes homo-bisexuels (qui représentent 87 % des cas) consultant dans les structures spécialisées (Ciddist, CDAG) ;
  • le nombre d'infections à gonocoque continue d'augmenter depuis une dizaine d'années chez l'homme et la femme, quelle que soit la région et quelle que soit l'orientation sexuelle. Une partie de cette augmentation est liée à la montée en charge de la PCR depuis 2009 lors du dépistage combiné Chlamydia / gonocoque, notamment chez la femme ;
  • la proportion de souches de gonocoque résistantes au céfixime a augmenté en 2012 (3,0 %). En revanche, aucun cas de résistance à la ceftriaxone, traitement de 1re intention, n'a été détecté depuis 2010. La culture avant antibiothérapie reste indispensable pour tester la sensibilité des souches aux antibiotiques, de même que le maintien d'une étroite surveillance de la sensibilité aux céphalosporines ;
  • le nombre d'infections urogénitales à Chlamydia continue d'augmenter depuis 2006 chez l'homme comme chez la femme. Cette augmentation reflète d'une part une hausse de l'incidence et d'autre part un accroissement des pratiques de dépistage, notamment dans les CDAG, qui se traduit par une augmentation plus marquée des infections asymptomatiques que des infections symptomatiques ;
  • le nombre de LGV rectales est relativement stable depuis 2008 tandis que le nombre de rectites à Chlamydia non L est en augmentation. La quasi-totalité des cas concerne des hommes homo-bisexuels ;
  • chez les patients qui présentent une rectite à Chlamydia (LGV ou non L), une syphilis ou une gonococcie le niveau de co-infections par le VIH reste élevé ;
  • chez les patients présentant une syphilis ou une gonococcie, l'utilisation des préservatifs reste insuffisante, en particulier lors des fellations qui sont un mode de contamination très efficace de ces IST.

Année de publication : 27/12/2012