Évolution du nombre de lymphogranulomatoses vénériennes rectales et d'infections rectales à Chlamydia trachomatis à souches non L en France, 2002- 2009. Numéro thématique. Infections sexuellement transmissibles : il faut poursuivre la surveillance

Publié le 5 Juillet 2011
Mis à jour le 5 juillet 2019

Introduction - La surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV) permet de décrire l'évolution du nombre de cas depuis son émergence en 2003 jusqu'à fin 2009 en France. Méthodes - La surveillance s'appuie sur un réseau de laboratoires. Le génotypage des échantillons rectaux positifs pour Chlamydia trachomatis permet de différencier les cas de LGV dus à des souches de génovar L, des cas d'infection rectale à souches de génovar non L (D-K). L'âge du patient et le statut VIH sont les seules données disponibles. Résultats - Le nombre de LGV augmente en 2007 (170 cas) et 2008 (191 cas) par rapport à 2005 (117 cas) et 2006 (140 cas) et diminue en 2009 avec 160 cas. Le diagnostic est réalisé chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), séropositifs pour le VIH dans 90% des cas. Une LGV rectale chez une femme et quelques cas de LGV non rectales ont pu être mis en évidence. Conclusion - Il faut rester prudent sur l'interprétation de la décroissance observée en 2009. En effet, les données 2010 ne montrent pas un recul de l'infection au sein de la communauté homosexuelle masculine et, de plus, montrent que l'épidémie jusque là restreinte aux HSH VIH+, semble s'étendre aux HSH VIH-. Le suivi en 2011 permettra de confirmer ou non cette progression. Enfin, l'observation d'un cas féminin montre que le passage dans la population hétérosexuelle est possible même s'il reste pour l'instant exceptionnel. (R.A.)

Auteur : Clerc M, Gallay A, Imounga L, Le Roy C, Peuchant O, Bebear C, Goulet V, de Barbeyrac B
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2011, n°. 26-27-28, p. 310-3