Dépistage de l'infection à Chlamydia trachomatis dans la population d'étudiantes des universités de Bordeaux, France, 2004. Numéro thématique. Chlamydia trachomatis : études de prévalence dans des structures de médecine à vocation préventive

Publié le 3 Octobre 2006
Mis à jour le 5 juillet 2019

Objectifs - Estimer la prévalence de l'infection à C. trachomatis chez les jeunes filles étudiantes, convoquées au centre de médecine préventive des universités de Bordeaux durant l'année 2004 ainsi que l'acceptabilité du dépistage au centre et à domicile et la capacité de l'auto-prélèvement vaginal versus le 1er jet d'urine à détecter l'infection. Méthodes - Dépistage systématique par PCR sur auto-prélèvements (écouvillon vulvo-vaginal et urine) prélevés au centre et à domicile chez les étudiantes sexuellement actives et âgées de 18 à 24 ans. Résultats - Parmi les 2 378 jeunes filles qui ont visité le centre au cours de cette étude, 825 (34,7 %) ont pu être incluses, 720 (29,5 %) étaient non éligibles, 487 (20,5 %) avaient au moins un critère d'exclusion et 364 (15,3 %) ont refusé. La prévalence était de 2,4 % (20/825), [IC95 % : 1,4-3,5]. Dans ces 20 cas, l'urine a été négative dans 3 cas. Conclusion - Cette étude montre la bonne acceptabilité du dépistage aussi bien au centre qu'à domicile (92 % des étudiantes ont fait le prélèvement à domicile), la bonne adhésion à l'auto-prélèvement vaginal (83 % l'ont approuvé) et la bonne performance de l'écouvillon vulvo-vaginal à détecter l'infection. (R.A.)

Auteur : de Barbeyrac B, Raherison S, Bernabeu A, Clerc M, Marsol MC, Bebear C, Jeanson F
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2006, n°. 37-38, p. 288-90