Les infections à campylobacter en France : bilan de surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers (2001-2003)

Publié le 1 Octobre 2005
Mis à jour le 5 juillet 2019

La fréquence des infections humaines à Campylobacter, leur gravité potentielle et l'existence de mesures de prévention justifient une surveillance. En France, un système de surveillance des infections à Campylobacter a été mis en place en avril 2002, à partir des laboratoires de ville (LABM), en complément de celui du réseau des laboratoires hospitaliers (LH) existant depuis 1986. Entre le 11, janvier 2001 (pour les LH), le 1e" avril 2002 pour les LABM et le 31 décembre 2003, le Centre national de référence des Campylobacter a expertisé 3 698 souches. Le taux global d'isolement de 3,4/100 000 était très largement sous-estimé : il était de 14/100 000 pour les enfants âgés de moins 5 ans. C. jejuni représentait 76,9 % des souches, suivi de C. coli (17,0 %) et de C. fetus (5,4 %). Le taux de résistance à l'ampicilline était de 41 % et à l'acide nalidixique de 28 %. Les efforts pour la surveillance doivent être poursuivis, afin de mieux connaître les caractéristiques épidémiologiques des infections à Campylobacter en France et de faire des estimations d'incidence en population générale. (R.A.)

Auteur : Gallay A, Prouzet Mauleon V, Megraud F
Année de publication : 2005
Pages : 8 p.