Surveillance nationale de l'hépatite C à partir des pôles de référence volontaires : années 2001-2004. Bilans réguliers de surveillance - Maladies infectieuses

Publié le 26 December 2006
Mis à jour le 5 juillet 2019

Introduction - Dans le contexte du 1er programme national de lutte contre l'hépatite C (1999), l'InVS a mis en place une surveillance de l'hépatite C par les pôles de référence. Cet article décrit les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des patients nouvellement pris en charge pour hépatite C inclus en 2001 et en 2004. Méthodes - Vingt-six pôles de référence (services d'hépatologie) participent volontairement au système de surveillance. Un cas est défini comme un patient présentant des anticorps anti-VHC positifs vu pour la première fois dans le pôle participant. Des données cliniques et épidémiologiques sont recueillies en routine dont les modalités de découverte de la sérologie positive, les expositions à risque, le statut ARN VHC (PCR), les co-infections virales ; la consommation excessive d'alcool et le stade de gravité. Résultats - Le nombre de cas inclus était de 3 906 en 2001 et 3 417 patients en 2004 dont 1 509 femmes (âge médian 48 ans) et 1 908 hommes (âge médian 42 ans). La proportion de découverte de séropositivité VHC lors de bilans systématiques est passée de 41 % en 2001 à 51 % en 2004. Les deux modes de contamination les plus fréquents étaient la transfusion avant 1991 chez la femme et l'utilisation de drogues par voie intraveineuse chez l'homme respectivement dans 36 % et 46 % des cas en 2004. La proportion de patients virémiques (ARN VHC positif) est stable (90 %). La consommation excessive d'alcool est retrouvée chez 51 % des usagers de drogues masculins en 2004. La proportion de cirrhose est stable à environ 10 %. Conclusion - Ce système permet le suivi d'indicateurs tels que la modalité de découverte de dépistage, les facteurs de risque et le stade de gravité de l'hépatite C à la prise en charge. Les résultats renforcent la nécessité de prise en charge de la consommation excessive d'alcool. (R.A.)

Auteur : Delarocque Astagneau E, Pioche C, Desenclos JC
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2006, n°. 51-52, p. 414-8