Prévalence et tendance de l'obésité chez les diabétiques de type 2 en France métropolitaine. Entred 2001-2007.

Publié le 1 Janvier 2011
Mis à jour le 5 juillet 2019

Objectif - Estimer la prévalence de l'obésité chez les diabétiques de type 2 (DT2) en France métropolitaine, ses caractéristiques et son évolution entre 2001 et 2007. Matériels et méthodes - En 2007, un tirage au sort a sélectionné 8 926 adultes diabétiques remboursés d'au moins 3 antidiabétiques au cours des 12 derniers mois. Les données de consommation médicale ont été extraites, un questionnaire patient (QP) a été recueilli pour 48 % des personnes diabétiques (n = 3894 DT2) et un questionnaire médecin pour 28 % (n = 2232 DT2). Les analyses ont été pondérées sur le plan de sondage et la non-réponse aux questionnaires. Les données d'Entred 2007 ont été comparées à celles de 2001 (n = 3324 QP). Résultats - En 2007, l'âge moyen était de 65 ans, 41 % des personnes DT2 étaient obèses, 46 % des femmes et 37 % des hommes. La prévalence de l'obésité diminuait avec l'âge, était plus élevée chez les personnes DT2 traitées par insuline (45 % vs 41 %, p < 0,001), chez les personnes nées en France comparées à celles nées au Maghreb (42 % vs 33 %, p < 0,001), et chez les personnes de niveau socioéconomique plus faible après ajustement sur l'âge, le sexe et la durée de diabète. La prévalence de l'obésité avait augmenté entre 2001 et 2007 (+7 pts) quels que soient l'âge, le sexe, l'origine ethnique et le niveau socioéconomique. Cette augmentation était plus importante chez les personnes traitées par insuline par rapport au DT2 sans insuline (+11 pts vs +6 pts). Cinq % présentaient une obésité morbide (IMC e 40 kg/m2). Comparés aux DT2 de corpulence normale (IMC < 25 kg/m2) ils avaient, après ajustement sur l'âge, le sexe et la durée du diabète, une pression systolique (137 vs 131 mmHg), une HbA1c (7,5 vs 7,0 %) significativement plus élevées ainsi qu'une suspicion d'apnée du sommeil (35 % vs 9 %) plus fréquente. Ils bénéficiaient plus souvent de consultations diététiques (35 % vs 16 %), de médecine générale (41 % vs 24 % pour e 12 visites) et podologiques (26 % vs 23 %), mais bénéficiaient moins souvent des 3 dosages d'HbA1c dans l'année (42 % vs 45 %) en secteur libéral. Ils avaient bénéficié plus souvent d'une démarche éducative. Discussion - La prévalence de l'obésité augmente chez les DT2. Les personnes nées au Maghreb sont moins obèses reflétant un risque génétique de diabète plus important à un niveau d'obésité moindre. La prise en charge augmente avec le niveau d'obésité mais reste insuffisante face à un risque cardiovasculaire plus élevé. Source : poster cité dans la revue "Diabetes & metabolism" dans le supplément 1, volume 37, numéro 1.

Congrès annuel de la Société francophone du diabète (SFD), Genève, 22-25 mars 2011

Auteur : Assogba F., Roudier C., Eschwege E., Fournier C., Ricci P., Weill A., Fagot-campagna A., Druet C.
Année de publication : 2011