Taux de participation au programme de dépistage organisé du cancer du sein 2006-2007

Mis à jour le 20 mai 2019

Le dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé à tout le territoire français en 2004. Le dépistage est coordonné au niveau local par une structure de gestion (une structure pour un ou plusieurs départements, au total 90 structures de gestion pour 99 départements). Les taux de participation, calculés pour les années 2006 et 2007, sont présentés dans ce document.

Matériel et Méthodes

Numérateur

Le nombre de femmes dépistées est fourni par les structures de gestion, selon un questionnaire annuel standardisé.

Dénominateurs du taux de participation

Au niveau national et à des fins de comparaison entre départements, les dénominateurs utilisés pour le calcul des taux de participation sont les données de population fournies par l'Insee (projections 2005-2030, hypothèse 1,8) calculés de manière identique sur tout le territoire.

Le taux de participation par année prend en compte la participation pour une année civile. Le nombre de femmes dépistées au cours d'une année peut être influencé par les stratégies d'invitation, en particulier dans les premières années de mise en place du programme. Les taux calculés sur deux ans, permettent de prendre en compte une période au cours de laquelle toute la population cible devrait avoir été invitée et ainsi, reflètent mieux la participation des femmes.

Les Référentiels

Le référentiel européen mis à jour en 2006 préconise un taux de participation de la population cible supérieur ou égal à 70%. Ce référentiel est celui de l'ensemble des pays européens ayant mis en place un programme de dépistage organisé.

Résultats

En 2007, le taux de participation France entière est de 50,7 %, soit plus de 2 182 000 femmes dépistées au cours de l'année. Il conforte et prolonge les tendances à l'augmentation observées depuis l'année 2004 : 40 % en 2004, 45 % en 2005 et 49 % en 2006.

Pour la période 2006-2007, durant laquelle l'ensemble de la population cible doit être invitée, ce sont plus de 4 millions de femmes qui ont été dépistées.

La participation au dépistage organisé est inégale selon les régions. Certaines régions présentent, pour les années 2006 et 2007, des taux de participation supérieurs à 60 % (Bretagne, Pays-de-la-Loire et Limousin) tandis que d'autres ont des taux inférieurs à 40 % (Ile-de-France, Corse). Toutefois, les taux de ces deux régions augmentent entre les périodes 2005-2006 et 2006-2007 : voir cartes et tableaux.

La référence européenne pour le taux de participation est d'atteindre au moins 70%. La Haute-Vienne est le seul département qui, sur les années 2006 et 2007, dépasse ce seuil de 70% de participation. Quatre départements (Cher, Maine et Loire, Morbihan, Lot-et-Garonne) ont un taux compris entre 65 et 70% et 16 départements atteignent 60% sur les 2 ans. Le département de Paris se caractérise par le taux de participation au dépistage organisé, le plus faible (26,9%).

En 2005, 11 308 femmes sont décédées d'un cancer du sein, ce qui fait de cette maladie la première cause de mortalité par cancer chez la femme (CépiDc). Avec près de 50 000 nouveaux cas de cancers invasifs du sein estimés pour l'année 2005, elle représente 36,7 % de l'ensemble des nouveaux cas de cancers chez la femme (Francim, HCL, InVS). Pour l'année 2005, le dépistage organisé du cancer du sein a permis la découverte de 12 413 cancers du sein, soit 42 % des nouveaux cas de cancers chez des femmes de 50 à 74 ans, estimés par le réseau Francim.

Conclusion

L'augmentation de la participation au dépistage organisé du cancer du sein se confirme, même si la progression entre 2006 et 2007 est modeste. Pour rappel, le programme offre tous les deux ans, aux femmes de 50 à 74 ans, une mammographie identique à celle réalisée dans le cadre du dépistage individuel avec toutefois, en plus, une vérification (deuxième lecture) de chaque mammographie normale en première lecture. Il est important de convaincre les femmes qui ne font jamais de mammographies mais également celles qui les font en dehors du programme, de profiter de la qualité offerte par le dépistage organisé. En effet, un nombre encore trop important de mammographies se fait en dehors du programme organisé (au moins 10% de la population cible). L'entrée de la mammographie numérique dans le programme en 2008 devrait permettre une augmentation du taux de participation.