Coronavirus (COVID-19)

Chiffres clés, interviews d'experts, questions-réponses, outils de prévention... tout savoir sur le coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19, son évolution en France et dans le Monde, et l’action de Santé publique France

Mis à jour le 24 février 2021

L’épidémie de COVID-19 en France

Le point sur la situation (24 février 2021)

En semaine 6 (du 08 au 14 février 2021), les principaux indicateurs épidémiologiques de suivi de l’épidémie de COVID-19 amorçaient une diminution mais restaient toutefois à un niveau très élevé, témoignant de l’intensité de la circulation du SARS-CoV-2 sur le territoire et de la tension forte et persistante du système hospitalier. Avec la progression soutenue des variants plus transmissibles, ceux-ci deviennent prédominants et une aggravation de la situation épidémiologique dans les prochaines semaines fait partie des scénarios à envisager, comme en attestent certains travaux de modélisation.

L’analyse des résultats des tests de criblage des variants d’intérêt disponibles collectés via SI-DEP montrait que 36% des tests positifs criblés en S06 correspondaient à une suspicion de variant 20I/501Y.V1 (UK) et 5% à une suspicion de variant 20H/501Y.V2 (ZA) ou 20J/501Y.V3 (BR). Ces variants ont été détectés dans toutes les régions métropolitaines, avec de fortes disparités selon les départements : 40 départements présentaient une proportion supérieure à 30% de suspicions de variant 20I/501Y.V1 (UK) parmi les tests criblés et 8 présentaient une proportion supérieure à 10% de suspicions de variant 20H/501Y.V2 (ZA) ou 20J/501Y.V3 (BR). Ces données indiquent que ces variants plus transmissibles deviennent actuellement prédominants en France menaçant ainsi l’équilibre obtenu en matière de transmission en S6.

Les indicateurs de médecine ambulatoire étaient stables ou en diminution, de même que le recours aux urgences. Malgré une diminution des hospitalisations en semaine 6, le nombre de patients COVID-19 hospitalisés restait très élevé. et préoccupant du fait de la tension du système de soins depuis plusieurs semaines, avec des situations hétérogènes selon les régions.

En semaine 06, les personnes de 75 ans et plus restaient fortement touchées par le SARS-CoV-2. Toutefois, pour la seconde semaine consécutive, le taux d’incidence était en nette diminution dans cette classe d’âge (-29% par rapport à S4), ainsi que le taux de positivité (-1,9 point par rapport à S4). Plusieurs facteurs ont pu contribuer à la diminution des nouvelles contaminations dans cette classe d’âge particulièrement vulnérable. La part des personnes âgées de 65 ans et plus parmi les contacts à risque diminue depuis S1, ce qui pourrait refléter une attention particulière à éviter les situations d’exposition à risque des plus âgés. D’autre part, les campagnes de vaccination, qui ciblent particulièrement cette classe d’âge, ont permis d’augmenter leur couverture vaccinale. 

L’utilisation des outils numériques (TousAntiCovid) est recommandée pour renforcer les mesures de suivi des contacts et d’isolement rapide.

En savoir plus sur l’évolution du COVID-19 en France

La mission de Santé publique France

Les équipes de Santé publique France, au siège comme en région, se sont organisées pour surveiller et répondre à la crise engendrée par la propagation de la COVID-19 en France. Cette organisation s’est adaptée en fonction de l’évolution de la situation. 
Dans cette crise sanitaire mondiale, notre rôle est de mettre en place le système de surveillance le plus adapté, de développer des outils d’information et de prévention pour les professionnels de santé, la population et les publics les plus vulnérables, et d’animer la Réserve sanitaire pour répondre aux besoins de professionnels de santé sur tout le territoire. 
Parce que notre action est avant tout au service de la population et que notre volonté est d’informer en continu et en toute transparence, les indicateurs produits pour suivre l’évolution de l’épidémie de COVID-19 sont accessibles depuis l’observatoire cartographique Géodes et publiés, chaque semaine, dans les points épidémiologiques nationaux et régionaux disponibles sur le site internet. Productions scientifiques, veille documentaire et état des connaissances, résultats des enquêtes en population et chez les professionnels de santé, outils d’information (affiches, spots vidéo et audio), ressources pour les professionnels… sont mis à disposition de tous.

En savoir plus sur notre mobilisation

L’origine du coronavirus SARS-CoV-2

Il s’agit d’un nouveau coronavirus identifié en Chine en janvier 2020, nommé SARS-CoV-2, dont la maladie qui le caractérise s’appelle le COVID-19. Il appartient à une importante famille de virus infectant principalement les animaux qui provoque des infections chez l’Homme, le plus souvent associées à des rhumes et des syndromes grippaux bénins. Toutefois, deux coronavirus ont entrainé des épidémies graves chez l’Homme : le SRAS-CoV (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère-Coronavirus) en 2002-2003 et le MERS-CoV (Middle East Respiratory Syndrome-Coronavirus) depuis 2012. Comme le SRAS-CoV et le MERS-CoV, le COVID-19 a une origine animale. La COVID-19 est très contagieuse et peut se transmettre de personne à personne, sans ressentir les symptômes de la maladie.

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