Winter season mortality: will climate warming bring benefits?

Publié le 19 Juin 2015
Mis à jour le 5 juillet 2019

Extreme heat events are associated with spikes in mortality, yet death rates are on average highest during the coldest months of the year. Under the assumption that most winter excess mortality is due to cold temperature, many previous studies have concluded that winter mortality will substantially decline in a warming climate. We analyzed whether and to what extent cold temperatures are associated with excess winter mortality across multiple cities and over multiple years within individual cities, using daily temperature and mortality data from 36 US cities (1985 2006) and 3 French cities (1971 2007). Comparing across cities, we found that excess winter mortality did not depend on seasonal temperature range, and was no lower in warmer vs. colder cities, suggesting that temperature is not a key driver of winter excess mortality. Using regression models within monthly strata, we found that variability in daily mortality within cities was not strongly influenced by winter temperature. Finally we found that inadequate control for seasonality in analyses of the effects of cold temperatures led to spuriously large assumed cold effects, and erroneous attribution of winter mortality to cold temperatures. Our findings suggest that reductions in cold-related mortality under warming climate may be much smaller than some have assumed. This should be of interest to researchers and policy makers concerned with projecting future health effects of climate change and developing relevant adaptation strategies. Traduction du résumé Les épisodes de chaleur extrême sont associés à des pics de mortalité, pourtant les taux de mortalité sont en moyenne plus élevés pendant les mois les plus froids de l'année. En supposant que la surmortalité hivernale soit due aux basses températures, de nombreuses études antérieures ont conclu que la mortalité hivernale diminuera sensiblement dans un contexte de réchauffement climatique. Nous avons analysé si et dans quelle mesure les températures froides sont associées à la surmortalité hivernale entre plusieurs villes et sur plusieurs années dans des villes individuelles, en utilisant les données quotidiennes de température et de mortalité de 36 villes des États-Unis (1985-2006) et de 3 villes françaises (1971 au 2007). En comparant les villes, nous avons constaté que la surmortalité hivernale ne dépendait pas de la plage des températures saisonnières et qu'elle n'était pas plus faible dans les villes moins froides par rapport aux villes les plus froides. Cela suggère que la température n'est pas un facteur clé de la surmortalité hivernale. En utilisant des modèles de régression dans les strates mensuelles, nous avons constaté que la variabilité de la mortalité quotidienne dans les villes n'était pas fortement influencée par la température hivernale. Enfin nous avons trouvé que le contrôle inapproprié de la saisonnalité dans les analyses des effets des températures froides entraînait des effets hypothétiques très élevés du froid, et attribuait de manière erronée la mortalité hivernale à la fraîcheur des températures. Nos résultats suggèrent que les réductions de la mortalité liée au froid en vertu du réchauffement climatique seront certainement moins élevées que ce qu'ont supposé certains. Ces conclusions devraient intéresser les chercheurs et les décideurs politiques impliqués dans les prévisions des effets du changement climatique sur la santé et l'élaboration des stratégies d'adaptation pertinentes. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE - de l'InVS)

Auteur : Kinney PL, Schwartz J, Pascal M, Petkova E, Le Tertre A, Medina S, Vautard R
Environmental Research Letters, 2015, vol. 10, n°. 6, p. 8 p.