Voluntary health registry of French nationals after the Great East Japan earthquake, tsunami, and Fukushima Daiichi nuclear power plant accident: methods, results, implications, and feedback

Publié le 1 Juin 2016
Mis à jour le 5 juillet 2019

Introduction: the 11th of March 2011, a magnitude 9.0 earthquake struck alongside the north-east coast of Honshu Island, Japan, causing a tsunami and a major nuclear accident. The French Institute for Public Health Surveillance (InVS) set up, within one week after the triple catastrophe, an Internet-based registry for French nationals who were in Japan at the time of the disasters. In this string of disasters, in this context of uncertainties about the nuclear risks, the aim of this registry was to facilitate the: (1) realization of further epidemiologic studies, if needed; and (2) contact of people if a medical follow-up was needed. The purpose of this report was to describe how the health registry was set up, what it was used for, and to discuss further utilization and improvements to health registries after disasters. Methods: the conception of the questionnaire to register French nationals was based on a form developed as part of the Steering Committee for the management of the post-accident phase in the event of nuclear accident or a radiological emergency situation (CODIRPA) work. The questionnaire was available online. Results: the main objective was achieved since it was theoretically possible to contact again the 1,089 persons who completed the form. According to the data collected on their space-time budget, to the result of internal contamination measured by the French Institute for Radiological Protection and Nuclear Safety (IRSN) and dosimetric expertise published by the World Health Organization (WHO), it was not suitable to conduct an epidemiologic follow-up of adverse effects of exposure to ionizing radiations among them. However, this registry was used to launch a qualitative study on exposure to stress and psychosocial impact of the Great East Japan Earthquake on French nationals who were in Japan in March 2011. Conclusion: setting a registry after a disaster is a very important step in managing the various consequences of a disaster. This experience showed that it is quickly feasible and does not raise adverse side effects in involved people. Traduction du résumé : Le 11 mars 2011, un séisme d'une magnitude 9,0 a frappé le long de la côte nord-est de l'île de Honshu, au Japon, provoquant un tsunami et un accident nucléaire majeur. Une semaine après la tripe catastrophe, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a mis en place un enregistrement volontaire via un formulaire disponible sur internet pour les ressortissants français qui se trouvaient au Japon au moment des catastrophes. Face à cet enchainement de catastrophes et dans un contexte d'incertitudes sur le risque radiologique, ce registre avait pour objectif de faciliter : (1) la réalisation d" études épidémiologiques, le cas échéant; et (2) de contacter les personnes si un suivi médical s'avérait nécessaire. L'objectif de cet article est de décrire la mise en place d'un tel enregistrement des personnes, son utilisation et de discuter de la mise en place ultérieure et de l'amélioration des registres sanitaires suite à la survenue de catastrophes. Méthodes : la conception du questionnaire pour enregistrer les ressortissants français reposait sur un formulaire mis au point dans le cadre du travail du Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle (CODIRPA) en cas d'accident nucléaire ou de situation d'urgence radiologique. Le questionnaire était disponible en ligne. Résultats: l'objectif principal a été atteint, sachant qu'il a été théoriquement possible de contacter à nouveau les 1089 personnes qui avaient rempli le formulaire. Selon les données recueillies sur leur budget espace-temps, le résultat des mesures de contamination interne faites par l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l'expertise dosimétrique publiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un suivi épidémiologique des effets sanitaires de l'exposition aux rayonnements ionisants n'était pas approprié. Cependant, ce registre a été utilisé pour lancer une étude qualitative sur l'exposition au stress et l'impact psychosocial de ces catastrophes sur les ressortissants français qui se trouvaient au Japon au mois de mars 2011. Conclusion: la mise en place d'un registre sanitaire après une catastrophe est une étape primordiale dans la gestion des différentes conséquences d'une catastrophe. Cette expérience a montré qu'il est rapidement réalisable et bien accepté par les personnes concernées. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE - de l'InVS)

Auteur : Motreff Y, Pirard P, Lagree C, Roudier C, Empereur Bissonnet P
Prehospital and Disaster Medicine, 2016, vol. 31, n°. 3, p. 326-29