Loi de santé publique. Quel impact sur les missions de l'Institut de veille sanitaire ?

Publié le 1 Juillet 2005
Mis à jour le 5 juillet 2019

Sras, canicule, grippe aviaire, bioterrorisme - Le risque sanitaire semble avoir pris au cours des dernières années une dimension jusque-là insoupçonnée. La France, en particulier, a vécu une année 2003 intense en matière d'alertes sanitaires. Autant d'événements qui révèlent les défis que la surveillance sanitaire doit désormais affronter et pour lesquels elle n'était pas encore totalement préparée. La loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 (LPSP) montre que la mesure de ces enjeux a été prise en affirmant une volonté opérationnelle ambitieuse qui projette le rôle de l'Institut de veille sanitaire (InVS) au-devant de la scène. L'expertise de l'InVS attendue par l'État ne se limite pas aux phénomènes exceptionnels. La loi définit les plans prioritaires de santé publique pour les cinq prochaines années. Les régions deviennent le niveau opérationnel pour la mise en oeuvre de ces plans ainsi que pour la définition de priorités régionales. Et l'InVS y joue un rôle déterminant. (Introduction)

Prévalence, 2005, n°. 12, p. 4-7