Le système de surveillance syndromique SurSaUD®. Numéro thématique. La surveillance syndromique en France en 2014

Publié le 21 Janvier 2014
Mis à jour le 5 juillet 2019

La surveillance syndromique est un nouveau type de surveillance qui a émergé au début des années 1990, avec un objectif initial de détection de la menace bioterroriste. Depuis, les systèmes de surveillance syndromique ont évolué et leurs objectifs ont été élargis à l'identification d'évènements inattendus, au suivi de tendances (épidémies saisonnières), à l'évaluation d'impact de phénomènes environnementaux ou infectieux. Leurs caractéristiques principales sont leur réactivité (transmission automatisée de données métier en temps réel ou quasi-réel) et leur flexibilité (capacité d'adaptation aux besoins de surveillance), ainsi que leur complémentarité avec les dispositifs de surveillance traditionnels. En France, le système de surveillance syndromique SurSaUD® fonctionne depuis 2004, à partir de quatre sources de données : les urgences hospitalières, les associations SOS Médecins, les données de mortalité de l'Insee et les données issues de la certification électronique des décès. En complémentarité avec les systèmes de surveillance traditionnels, SurSaUD® est un des outils qui permettent à l'Institut de veille sanitaire (InVS) d'assurer quotidiennement, au niveau national et dans les régions, ses missions de veille, de surveillance et d'alerte sanitaires. SurSaUD® constitue un des systèmes de surveillance syndromique les plus aboutis au niveau européen, ce qui a conduit l'InVS à coordonner le projet européen " Triple S " (Syndromic Surveillance Systems in Europe) entre 2010 et 2013. Le développement des collaborations avec les partenaires, permettant de renforcer le réseau humain, l'élargissement des méthodes d'analyses et la réflexion sur l'intégration de nouvelles sources dans le dispositif comptent parmi les principaux axes de développement du système. (R.A.)

Auteur : Caserio Schonemann C, Bousquet V, Fouillet A, Henry V
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2014, n°. 3-4, p. 38-44