Évolution des apports en nutriments dans l'étude SU.VI.MAX (1995-2002)

Publié le 1 Juin 2005
Mis à jour le 5 juillet 2019

Le rôle des apports alimentaires dans le déterminisme de maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, ostéoporose) rend leur surveillance indispensable. Le lancement en 2001 en France, du Programme National Nutrition Santé (PNNS), a renforcé cette nécessité. Cet article a pour objectif de décrire les apports en nutriments dans la cohorte SU.VI.MAX suivie pendant 8 ans (1995-2002). L'analyse des apports en macronutriments a montré entre 1995 et 2002, une diminution des apports énergétiques totaux et une augmentation de la contribution aux AET des glucides totaux tandis que celle des lipides a diminué. Cependant, la contribution des glucides simples aux AET a augmenté et la place accordée aux acides gras saturés reste trop importante. Si les pourcentages de sujets dont les apports sont inférieurs à 2/3 des ANC en vitamine C, calcium, magnésium sont restés stables, ce n'est pas le cas pour les vitamines B6, B9 (uniquement pour les femmes), A et surtout E pour lesquels les pourcentages ont augmenté. Le rôle des apports alimentaires dans le déterminisme de maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, ostéoporose) rend leur surveillance indispensable. Le lancement en 2001 en France, du Programme National Nutrition Santé (PNNS), a renforcé cette nécessité. Cet article a pour objectif de décrire les apports en nutriments dans la cohorte SU.VI.MAX suivie pendant 8 ans (1995-2002). L'analyse des apports en macronutriments a montré entre 1995 et 2002, une diminution des apports énergétiques totaux et une augmentation de la contribution aux AET des glucides totaux tandis que celle des lipides a diminué. Cependant, la contribution des glucides simples aux AET a augmenté et la place accordée aux acides gras saturés reste trop importante. Si les pourcentages de sujets dont les apports sont inférieurs à 2/3 des ANC en vitamine C, calcium, magnésium sont restés stables, ce n'est pas le cas pour les vitamines B6, B9 (uniquement pour les femmes), A et surtout E pour lesquels les pourcentages ont augmenté.

Auteur : Deschamps V, Savanovitch C, Arnault M, Castetbon K, Bertrais S, Mennen L, Galan P, Hercberg S
Cahiers de nutrition et de diététique, 2005, vol. 40, n°. 3, p. 166-71