Do social factors affect the place of death? Analysis of home versus institutional death over 20 years

Publié le 1 December 2016
Mis à jour le 5 juillet 2019

Background: understanding determinants of place of death is important for public health policy aimed at improving the quality of end-of-life care. This study examines whether place of death is correlated with socioeconomic position (SEP). Method: examined data are 92 283 deceased between 1977 and 1999, issued from a 1% sample of the French population linked to corresponding death certificate data. A multivariate logistic regression was used to examine the associated factors. Results: the place of death varied according to time period, demographic factors (age and gender), marital status and causes of death. Individuals with higher levels of education died more frequently at home. No clear link was found between place of death and social class. However, the self-employed and farmers were more likely to die at home. These results varied little among the study periods. Conclusion: although people in France often prefer to die at home, most people do not. The chances that they were able to die where they preferred seem to vary according to SEP. The home deaths are coincident with social and educational resources, as well as lifestyle and family solidarity. Traduction du résumé : La compréhension des déterminants du lieu du décès est importante pour les politiques de santé publique visant à améliorer la qualité des soins de fin de vie. Cette étude examine si le lieu du décès est lié à la position socioéconomique (PES). Les données examinées portent sur 92 283 décès entre 1977 et 1999 tirés d'un échantillon de 1% de la population française liés aux données des certificats de décès correspondants. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour examiner les facteurs associés. Le lieu du décès varie selon la période, les facteurs démographiques (âge et sexe), le statut matrimonial et les causes du décès. Les personnes ayant des niveaux d'instruction plus élevés décèdent plus souvent à leur domicile. Aucune association claire n'a été retrouvée entre le lieu du décès et la catégorie sociale. Cependant, les travailleurs indépendants et les agriculteurs étaient plus susceptibles de décéder à leur domicile. Ces résultats ont peu varié entre les périodes d'étude. Bien que les Français préfèrent décéder à la maison, la plupart d'entre eux ne le font pas. Les chances qu'ils ont de décéder là où ils préfèrent semblent varier selon la PES. Les décès à domicile coïncident avec les ressources sociales et éducatives, ainsi qu'avec le mode de vie et la solidarité familiale. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE - de l'InVS)

Auteur : Gisquet E, Julliard S, Geoffroy Perez B
Journal of Public Health, 2016, vol. 38, n°. 4, p. e472-9