Constances : l'exigence d'un système qualité robuste pour un suivi multicentrique à long terme. Numéro thématique. Constances : une cohorte française pour la recherche et la santé publique

Publié le 25 Octobre 2016
Mis à jour le 5 juillet 2019

Dans le cadre de la cohorte Constances, les 200 000 participants sont invités à se rendre dans l'un des 22 Centres d'examens de santé participants pour bénéficier d'un examen à l'inclusion comprenant, entre autres, des mesures paracliniques et des analyses biologiques. Ces centres, équipés de matériels de marque et de technologie hétérogènes, mobilisent de nombreux collaborateurs pour réaliser la collecte des données. Ces conditions, sources de grande variabilité interopérateurs et intercentres, sont inhérentes aux cohortes de cette taille. Dès la conception, d'importants moyens ont donc été investis pour la mise en place d'un système qualité robuste. Le protocole et les procédures opératoires standards (POS) ont été élaborés avec des personnels de centres et des experts de diverses spécialités. Les POS définissent les spécifications minimales du matériel et décrivent précisément chaque étape de la réalisation d'une mesure pour prévenir les biais pré-identifiés. La formation des opérateurs et le suivi du respect de la mise en oeuvre des POS sont réalisés grâce à un monitorage mensuel sur site. De plus, des programmes automatiques en base de données détectent d'éventuelles incohérences ou dérives. La biologie bénéficie, en complément de ces dispositions, des résultats de suivi d'un organisme externe certifié commun à l'ensemble des laboratoires d'analyses biologiques. Constances peut ainsi offrir aux chercheurs, en complément des données collectées auprès des participants, un grand nombre d'informations permettant de juger du niveau de confiance à accorder à chaque donnée, de la nécessité d'effectuer des redressements ou censures, pour ne pas altérer les conclusions de leurs travaux.

Auteur : Ruiz F, Henny J, Lemmonier S, Ozguler A, Brigand A, Semaoun V, Zins M
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2016, n°. 35-36, p. 617-21