Bulletin du réseau de surveillance des infections sexuellement transmissibles - RésIST - en Aquitaine. Données au 31 décembre 2010

Publié le 1 Janvier 2012
Mis à jour le 5 juillet 2019

Les cas de syphilis précoce (moins d'un an : syphilis primaire, secondaire ou latente précoce) et les cas de gonococcie sont surveillés à travers le réseau de cliniciens du Réseau de surveillance des infections sexuellement transmissibles (IST) (RésIST). La surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est désormais assurée par le Centre national de référence (CNR) des infections à chlamydiae. En 2010, le nombre de sites participants à la surveillance en Aquitaine est identique à celui de 2009 avec sept sites (principalement des Centres d'information, de dépistage et de diagnostic des IST (Ciddist) et des Centres de dépistage anonymes et gratuits (CDAG)) répartis sur trois départements. Le nombre de cas déclarés de syphilis précoce est en augmentation ces deux dernières années, avec, en 2010, une augmentation de 31 % par rapport à 2009. Le nombre de cas déclarés de gonococcie est en hausse mais reste faible (9 cas en 2010). Parmi les 38 cas de syphilis précoce déclarés en Aquitaine en 2010, 35 (92 %) sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et 13 (34 %) sont séropositifs pour le VIH. Dans la moitié des cas, il s'agit d'une syphilis latente (sans signe clinique). L'utilisation systématique du préservatif au cours des 12 derniers mois pour les pénétrations anales entre hommes n'est déclarée que par 9 patients (29 %) et par aucun patient pour les fellations. (R.A.)

Auteur : Servas V
Année de publication : 2012
Pages : 2 p.