Expérimenter de nouvelles approches

Mis à jour le 15 juillet 2019

Chlamyweb

Considérant l’importance de la prévalence de cette infection en France et l’évaluation positive des dispositifs de dépistage par auto-prélèvement promus à l’étranger, une expérimentation a été mise en place en 2012. Son objectif était d’évaluer dans quelle mesure la proposition par Internet d’un auto-prélèvement à domicile pouvait permettre d’accroître le recours au dépistage de Chlamydia trachomatis dans la population française âgée de 18 à 24 ans par rapport à une information et une orientation vers les systèmes de dépistage traditionnels. L’étude Chlamyweb a pris la forme d’un essai contrôlé à randomisation individuelle. Elle s’est appuyée sur le site internet d’information sur les infections sexuellement transmissibles www.info-ist.fr et une campagne de communication assurant sa promotion auprès des jeunes. Dans le bras « intervention », les personnes se voyaient proposer l’envoi d’un kit d’auto-prélèvement à domicile. Dans le bras « contrôle », elles recevaient une information complète et détaillée sur l’infection à Ct et étaient orientées vers les structures de dépistage (centres de dépistages mais aussi gynécologues et médecins généralistes). Le projet a été réalisé en collaboration avec le centre national de référence (CNR) des Chlamydia à Bordeaux qui a effectué les diagnostics de Ct et informé directement le participant des résultats.

Le BaroTest

L’exercice 2016 du Baromètre santé s’est accompagné pour la première fois d’un volet biologique, intitulé BaroTest. À l’issue du questionnaire, un dépistage combiné des hépatites B, C et du VIH était proposé gratuitement à toutes les personnes majeures, via l’envoi d’un kit d’auto-prélèvement à domicile. Les objectifs de ce volet biologique étaient d’évaluer l’acceptabilité et la faisabilité de cette nouvelle offre de dépistage et d’estimer la prévalence des infections par le VHB, le VHC et le VIH en population générale.

MémoDépistages

Malgré les efforts engagés par les différents acteurs, le recours au dépistage du VIH et des IST restent insuffisant parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes. Ainsi le délai entre l’infection et le diagnostic est évalué à 2,8 ans, ce qui est beaucoup trop long pour contrôler l’épidémie de VIH dans cette population. 
MémoDépistages est une intervention qui a pour objectifs : (1) d’évaluer l’efficacité d’un programme d’incitation au dépistage trimestriel du VIH basé sur la construction d’une solution personnalisée, adaptable dans le temps et s’appuyant sur l’ensemble de l’offre de dépistage et les préférences des HSH multipartenaires ; (2) d’évaluer l’acceptabilité et la faisabilité d’un dépistage combiné du VIH, des hépatites B et C, de la syphilis, de Chlamydia trachomatis et Neissera gonorrheae par auto-prélèvement à domicile.
Il s’agit d’une recherche interventionnelle multicentrique qui s’adresse aux HSH résidant en Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur ou dans l’ancienne région Languedoc Roussillon. Le recrutement des HSH s’est fait en ligne. Les hommes éligibles se sont vus proposer, à l’inclusion, l’envoi d’un kit d’auto-prélèvement pour le dépistage combiné du VIH et autres IST et l’entrée dans un dispositif de suivi personnalisé pour une période de 18 mois. Chaque trimestre, le participant peut choisir la modalité de dépistage qu’il préfère (auto-prélèvement, autotest, TROD, consultation en CeGIDD…).