Enquête descriptive des symptômes et nuisances environnementales ressentis par les personnels d'une entreprise riveraine d'une plateforme de compostage, Côtes d'Armor, décembre 2016

Publié le 4 Février 2020
Mis à jour le 05 février 2020

Fin 2015, l'Agence régionale de santé Bretagne a reçu le signalement de plaintes récurrentes du personnel d'une entreprise, liées à des symptômes et des nuisances environnementales. Cette entreprise a ouvert en 2006 à proximité d'une plateforme de compostage d'ordures ménagères (OM) et de déchets verts. Son activité a évolué au cours du temps : 2010, extension pour le compostage des algues vertes ; 2012, arrêt du traitement des algues vertes, maintien du compostage des OM et des déchets verts ; 2016, maintien du compostage des déchets verts uniquement. L'objectif de cette étude était de décrire les symptômes et les nuisances environnementales ressentis par le personnel de l'entreprise dans leur milieu professionnel. Une enquête épidémiologique descriptive a été conduite fin 2016 par la Cellule régionale de Santé publique France via un questionnaire administré en face à face. Vingt-deux des 23 employés présents en 2016 ont répondu (96 %). Parmi eux, 13 étaient déjà présents en 2010, 20 sur la période 2012-2015 et 2 sont arrivés en 2016. Les premiers symptômes ont été ressentis à partir de 2010. Tous les employés (20/20) ont ressenti au moins un symptôme sur la période 2012-2015 et la quasi-totalité (20/22) en 2016. Les principaux symptômes décrits en 2016 étaient des picotements dans la gorge (82 %), dans le nez (55 %), dans les yeux (45 %), des céphalées (55 %), des rhinorrhées (41 %) et de la toux (33 %). Pour chacun de ces symptômes en dehors des céphalées, plus de la moitié des déclarants estimait une fréquence au moins hebdomadaire. Les symptômes de 86 % (18/21) des répondants persistaient au moment de l'enquête en dépit des mesures de gestion prises deux mois auparavant. Les nuisances les plus fréquemment citées étaient des odeurs désagréables à l'extérieur (21/22) et à l'intérieur (21/22) ainsi que la présence de poussières à l'extérieur (20/22) et à l'intérieur (12/21) des locaux. Aucun contexte social délétère n'a été identifié au sein de l'entreprise. Les symptômes décrits étaient compatibles avec la gêne ressentie sur leur lieu de travail et les facteurs environnementaux d'inconfort cités. Les mesures de gestion mises en place en 2016 ne semblaient pas avoir amélioré les symptômes ni réduit les nuisances environnementales. Les mesures de gestion complémentaires, mises en oeuvre après cette enquête, ont été évaluées par l'entreprise en 2018 et

Auteur : Faisant Marlène, Bouniols Nathalie, Aranda Grau José-Hector, Guillois Yvonnick, King Lisa
Année de publication : 2020
Pages : 29 p.
Collection : Études et enquêtes