Surveillance épidémiologique des effets à court terme sur la santé de la pollution atmosphérique urbaine : étude de faisabilité et premiers résultats

Publié le 11 Juillet 2000
Mis à jour le 11 septembre 2019

Plusieurs études épidémiologiques récentes ont mis en évidence l'existence d'effets à court terme de la pollution de l'air en milieu urbain tant sur la mortalité que sur la morbidité et ce, même pour les niveaux ambiants de pollution actuellement rencontrés. Ces résultats venaient remettre en cause les normes existantes et justifiaient d'associer une surveillance épidémiologique à la surveillance de la qualité de l'air. Le projet ERPURS, mis en place dans l'agglomération parisienne avait montré qu'il était possible d'estimer l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique en utilisant des indicateurs sanitaires recueillis en routine, notamment la mortalité et les admissions hospitalières. Afin d'étudier la pertinence et la faisabilité d'étendre un tel système de surveillance dans d'autres agglomérations, l'Institut de Veille Sanitaire a coordonné une étude multicentrique dans 8 agglomérations françaises : Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse. Paris s'est joint à l'étude avec les résultats de l'étude ERPURS. L'objectif principal de ce projet était d'étudier la faisabilité d'un système multicentrique de surveillance épidémiologique des effets à court terme de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé en recourant, dans cette première phase, à des indicateurs de mortalité.

Auteur : Prouvost H, Le Goaster C, Medina S, Cassadou S, Pascal L, Saviuc P, Boumghar A, Filleul L, Declercq C, Eilstein D, Zeghnoun A, Le Tertre A, Quenel P
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2000, n°. 28, p. 119-21