Maîtrise du poids corporel dans la population adulte. Étude Nationale Nutrition Santé, France, 2006 2007

Publié le 1 Septembre 2014
Mis à jour le 10 septembre 2019

Introduction : les stratégies individuelles de maîtrise du poids corporel peuvent constituer un moyen de prévenir la survenue de l'obésité. Notre objectif était de décrire les intentions déclarées de maîtrise du poids dans la population générale adulte en France. Méthodes : l'étude nationale Nutrition-Santé, réalisée en 2006 2007 auprès d'un échantillon national d'adultes, comportait un recueil sur la corpulence, les tentatives de perte ou de ne pas prendre de poids, les caractéristiques socioéconomiques et les apports alimentaires. Les analyses statistiques ont été réalisées séparément selon le sexe en ajustant sur l'âge, le tabagisme, le statut sociodémographique, le niveau d'activité physique et l'existence de comorbidités. Résultats : au cours des 12 mois précédents, 43,2 % des femmes et 24,3 % des hommes avaient tenté de perdre du poids (p < 103), et 21,9 % et 23,1 % de ne pas en prendre. Les obèses, les personnes dont les consommations alimentaires étaient les plus proches des recommandations nutritionnelles, les anciennes fumeuses et les hommes les plus diplômés étaient plus représentés chez les adultes ayant essayé de perdre du poids que chez ceux n'ayant rien tenté. Après ajustement, leurs apports caloriques étaient moindres. Chez les hommes, leurs consommations étaient plus élevées pour les fruits et légumes, les yaourts et les boissons sucrées. Chez les femmes, les consommations en céréales, alcool et calcium étaient plus élevées. Discussion : les tentatives de maîtrise du poids sont aussi fréquentes en France (56,2 %) qu'aux États-Unis (51,3 %), alors que l'obésité y est moins présente. Elles s'accompagnent de modifications des habitudes alimentaires, cependant pas toujours favorables à la santé. (R.A.)

VIe Congrès International d'Épidémiologie, 10-12 septembre 2014

Auteur : Vernay M, Seco A, Deschamps V, Salanave B, Hercberg S, Castetbon K
Revue d'épidémiologie et de santé publique, 2014, vol. 62, p. S182