Enquête de pratiques agricoles et de consommation alimentaire dans les jardins ouvriers de l'agglomération de Belfort (Franche-Comté)

Publié le 1 Janvier 2015
Mis à jour le 10 septembre 2019

La consommation alimentaire de fruits et légumes issus de jardins de particuliers constitue une donnée importante pour l'évaluation des risques sanitaires en rapport avec des sites et sols pollués. Cependant, l'exploitation individuelle des jardins privatifs reste assez méconnue. Pour améliorer cette connaissance, une enquête de pratiques culturales et de consommation des fruits et légumes des jardins a été réalisée auprès de 150 des 800 jardiniers titulaires d'une parcelle, au sein des jardins ouvriers de l'agglomération de Belfort. L'analyse statistique des fruits et légumes cultivés a permis de définir trois typologies de jardins (et par voie de conséquence de jardiniers) qui se distinguent par une variété de plantation, une intensité de culture et une part d'autoconsommation croissantes. Les familles avec enfants se retrouvent majoritaire-ment dans un premier groupe de jardins aux cultures peu nombreuses. À l'extrême, les jardiniers du troisième groupe correspondent à des personnes âgées, retraitées, qui n'ont plus d'enfants à domicile et qui s'emploient à réaliser un potager de qualité, tant dans la variété des plantations que dans la quantité des fruits/légumes cultivés. Malgré cette hétérogénéité, la tomate, le haricot vert, la salade, la courgette et la carotte sont globalement les fruits/légumes les plus fréquemment cultivés. Le haricot vert, la betterave rouge, le poireau et, dans une moindre mesure les fruits rouges, la rhubarbe, le potiron, la courgette et le chou blanc font l'objet d'une forte autoconsommation.

Auteur : Clinard F, Delefortrie A, Bellec S, Jacquot G, Bonnelles A, Tillier C, Richert J
Environnement risques & santé, 2015, vol. 14, n°. 1, p. 56-71