Consommations de boissons alcoolisées.

Publié le 1 Janvier 2009
Mis à jour le 9 septembre 2019

La consommation de boissons alcoolisées, si présente dans la culture culinaire et festive française, constitue par ailleurs un enjeu majeur sur le plan sanitaire. À ce titre, elle est prise en considération dans les politiques de santé publique et fait régulièrement l'objet de campagnes de prévention. Le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011 en est un exemple : il aborde l'alcool parmi l'ensemble des substances psychoactives, et prévoit notamment différentes mesures visant à "prévenir les conduites d'alcoolisation massive des jeunes publics et modifier les représentations par rapport à l'alcool". Dans la même veine, les parlementaires ont récemment voté, dans le cadre du volet prévention et santé publique de la loi Hôpital, patients, santé et territoires, l'interdiction de vente d'alcool aux moins de 18 ans, simplifiant ainsi une disposition qui distinguait jusqu'alors deux limites d'âge (16 et 18 ans) en fonction du type de boisson et du lieu de vente considérés. Ils se sont également prononcés pour l'interdiction de la vente au forfait ou de l'offre gratuite d'alcool à volonté, c'est-à-dire les opérations de type "open bar". Le suivi de l'évolution des pratiques d'alcoolisation de la population est donc très attendu, en particulier concernant les adolescents et jeunes adultes. Si les données de vente ont montré une baisse très nette de la consommation d'alcool en France depuis plus de quarante ans, la répétition d'enquêtes déclaratives transversales en population générale fournit une mesure plus fine de l'évolution de cette pratique. Par la nature des données qu'il recueille, le Baromètre santé nutrition permet de replacer la consommation d'alcool dans la chronologie précise de la journée précédant l'enquête, ce qui offre une description détaillée très complémentaire de celle que proposent les enquêtes plus généralistes telles que le Baromètre santé de l'INPES, l'Enquête décennale santé de l'Insee ou encore l'Enquête santé et protection sociale (ESPS) de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes). Ces dernières permettent en effet une description plus quantitative et plus globale des comportements d'alcoolisation : fréquence des consommations, des alcoolisations à risque, et quantité bue (un jour moyen, la veille de l'enquête ou lors du dernier jour de consommation).[introduction chapitre]

Auteur : Beck François, LEON Christophe, Guillemont Juliette
Année de publication : 2009
Pages : 163-186
Collection : Baromètres santé