Promouvoir la participation sociale des personnes âgées : le dossier de la revue La Santé en action n°443, mars 2018

Santé publique France publie dans sa revue trimestrielle La Santé en action du mois d’avril 2018, un dossier consacré à la thématique « participation sociale des aînés » qui dresse un état des lieux de l’évolution des politiques publiques du bien vieillir, présente les particularités liées au grand âge et à l’accompagnement d’un proche.

Le fait est connu et attesté par des études scientifiques : les personnes âgées qui s’investissent dans la vie sociale sont en meilleure santé physique et mentale que celles qui restent inactives. Dès lors, comment créer un environnement propice à l’inclusion des séniors dans la société ? Le dossier de La Santé en action n°443, auquel vingt experts ont contribué, traite la question de la participation sociale des aînés.

Favoriser la participation des personnes âgées dans la société, clé du bien vieillir

La France compte 13 millions de personnes âgées de 65 ans et plus, soit 19,6 % de sa population totale. L’isolement et la solitude touchent environ un quart des 75 ans et plus. Dans une optique de prévention et de promotion de la santé et une approche globale et positive de l’avancée en âge, les pouvoirs publics ont élaboré un plan national Bien vieillir (2007‑2009) et se sont dotés en 2016 d’une loi « d’adaptation de la société au vieillissement ». Il s’agit de prévenir les maladies chroniques, de maintenir les fonctionnements cognitif et physique et de favoriser l’engagement des aînés dans la vie sociale : un moyen d’accroître les capacités individuelles d’adaptation au vieillissement, mais aussi un facteur de lutte contre l’isolement et de reconnaissance de l’utilité des personnes âgées dans la vie citoyenne et politique.

Personnes âgées, vieillissement, participation sociale : de quoi parle-t-on ?

L’hétérogénéité de la population âgée s’explique par l’âge (génération née avant la Seconde Guerre mondiale, génération des baby‑boomers…) mais aussi le parcours de vie, la profession exercée, le genre, l’environnement social et économique, le lieu de résidence, la culture, etc. Ces facteurs ont une influence sur les expériences du vieillissement et les gériatres distinguent ainsi personnes âgées robustes (70 %), fragiles (20 %) et dépendantes (10 %). Cette hétérogénéité se traduit par l’absence d’un âge standard partagé pour définir l’entrée dans la vieillesse.

Le vieillissement en santé peut se définir comme le « processus consistant à optimiser les possibilités de bonne santé, de participation et de sécurité afin d’accroître la qualité de vie pendant la vieillesse » pour que « les personnes âgées demeurent une ressource pour leurs familles, leurs communautés et l’économie ».

La participation sociale des aînés (autonomes et vivant à domicile) s’entend dans le sens de « rester un acteur de sa communauté », « être actif et participer à des activités civiques, ainsi qu’à des activités de loisirs et de divertissement », sans oublier les relations entre personnes et particulièrement entre générations. Ici, cette vie sociale se distingue par le fait qu’elle ne peut plus prendre appui sur le monde du travail et doit se déployer différemment : engagement bénévole, responsabilités dans les instances de décision des villes, des collectivités locales, etc.

Promouvoir cette participation nécessite donc de créer des environnements et des systèmes socio‑économiques favorables ; de supprimer les obstacles et de compenser la perte de capacités ou d’autonomie.

En savoir plus :

Promouvoir la participation sociale des personnes âgées. La Santé en action n°443 – Mars 2018. 52 p.

La Santé en action est la revue trimestrielle de Santé publique France consacrée à la prévention, l’éducation et la promotion de la santé. Elle est intégralement accessible au format numérique. La version papier est réservée aux professionnels exerçant dans des lieux collectifs (établissements scolaires, hôpitaux, etc.).