Journée mondiale du diabète, 14 novembre 2017

En France, en 2015, plus de 3,3 millions de personnes étaient traitées pharmacologiquement contre le diabète. Par ailleurs, le diabète de type 1 touche de plus en plus d’enfants : en 2015, plus de 2 200 enfants ont été identifiés comme nouvellement atteints de diabète de type 1. A l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2017, Santé publique France publie un bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré principalement au diabète de type 1 de l’enfant.

Rappels de la maladie

Le diabète sucré est une affection métabolique, caractérisée par une hyperglycémie chronique (taux de sucre dans le sang trop élevé) liée à une déficience de la sécrétion ou de l’action de l’insuline, ou des deux. Il existe deux principales formes de diabète :

  • le type 1 (environ 6 % des cas de diabète) survient essentiellement chez l’enfant ou l’adulte jeune. Il est causé par la destruction des cellules bêta du pancréas, d’où l’incapacité de la personne atteinte à sécréter de l’insuline. C’est pourquoi il a un début souvent aigu chez l’enfant et l’adolescent, en particulier chez les plus jeunes, avec une aggravation très rapide vers l’acidocétose*. Les injections d’insuline sont vitales chez ces personnes ;
  • le type 2, qui est la forme la plus fréquente (environ 92 %), survient essentiellement chez l’adulte mais peut apparaître également dès l’adolescence. Il peut évoluer sans symptôme pendant plusieurs années. Son dépistage est réalisé à jeun par une prise de sang qui permet de mesurer la glycémie. Une valeur anormale (supérieure à 1,26 g/l ou 7 mmol/l) doit être confirmée par un second dosage. Le diabète de type 2 peut être traité par régime diététique seul, par médicament antidiabétique oral, par injections d’analogue du GLP-1 ou par injections d’insuline.

Il existe également d’autres formes de diabète, comme le diabète gestationnel (qui survient pendant la grossesse et disparait en général à l’accouchement), ou des cas de diabète résultant de conditions spécifiques ou génétiques.

Au cours de son évolution, le diabète peut engendrer de graves complications touchant le cœur, les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins et les nerfs. Toutefois, un bon contrôle de la maladie peut permettre de réduire considérablement les risques de complications.

Chiffres et résultats clés

Incidence du diabète de type 1 chez l’enfant

  • En France, comme en Europe, l’incidence du diabète de de type 1 a doublé en 30 ans chez l’enfant et l’adolescent
  • Entre 2013 et 2015, plus de 6 000 enfants ont été identifiés comme nouvellement atteints de diabète de type 1, dont plus de 2 200 en 2015
  • Un taux d’incidence annuelle du diabète de type 1 de 18/100 000 enfants de 0-15 ans sur la période 2013-2015
  • Une maladie qui touche un peu plus les garçons que les filles
  • Un nombre de nouveaux cas qui augmente avec l’âge et qui est plus élevé chez les 10-15 ans
  • Des variations régionales importantes (voir carte)

Prévalence du diabète tous types en France, 2015

  • La prévalence du diabète traité pharmacologiquement continue d’augmenter pour atteindre 5 % de la population française en 2015, soit 3,3 millions de personnes
  • Des taux de prévalence toujours plus élevés dans les départements d’outre-mer, Hauts-de-France de Seine-Saint-Denis
  • Les personnes les plus défavorisées sont les plus touchées
  • En 2015, plus d’un homme sur 5 âgé  de 70 à 84 ans était diabétique

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