Exposition des femmes enceintes françaises aux polluants de l'environnement : Santé publique France publie les premiers résultats de l'étude - Tome 1 : les polluants organiques

Santé publique France publie les résultats d’une étude qui, pour la première fois en France, décrit l’exposition des femmes enceintes françaises à certains polluants environnementaux. Le premier tome publié aujourd’hui est consacré aux polluants organiques. Ces résultats s’inscrivent dans le volet périnatal du programme national de biosurveillance mis en œuvre par l’agence.

« 6 familles de polluants organiques étudiés »

Les polluants de l’environnement, tels que le bisphénol A, les phtalates, les pesticides, les dioxines, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés sont des perturbateurs endocriniens1 et, pour certains, des cancérigènes avérés ou suspectés. Ces polluants appelés ‘polluants organiques’ font l’objet du premier tome de l’étude : Imprégnation des femmes enceintes par les polluants de l’environnement en 2011 – Volet périnatal du programme national de biosurveillance mis en œuvre au sein de la cohorte Elfe. Tome 1 : polluants organiques

« Première étude nationale chez la femme enceinte »

L’exposition pendant la grossesse à ces polluants pourrait avoir des répercussions sur la santé de l’enfant et de la mère. C’est pourquoi, Santé publique France a mené une étude auprès de 4 145 femmes enceintes ayant accouché en 2011 en France continentale (hors Corse) et incluses dans la cohorte Elfe. Cette étude permet d’apporter des indicateurs pour aider les pouvoirs publics à limiter l’exposition des femmes enceintes à ces substances, à mesurer dans le temps l’efficacité des mesures mises en place et à bien comprendre les modes d’imprégnation.

Pour la première fois en France, cette étude permet de décrire l’imprégnation des femmes enceintes françaises par certains polluants de l’environnement, notamment les polluants organiques, mesurés à partir de prélèvements recueillis au moment de l’accouchement (sang de cordon, urines, cheveux, sérum). Elle permet également d’étudier les variations des niveaux d’imprégnation en comparant les résultats à ceux d’études antérieures menées en France et à l’étranger, et de rechercher les déterminants (tabac, alimentation, produits cosmétiques et d’hygiène) qui ont conduit à certains niveaux d’imprégnation.

Les résultats de ce premier tome sur les polluants organiques seront complétés d’un second tome qui présentera les niveaux d’imprégnation par les métaux et leurs déterminants. L’analyse approfondie des résultats fera l’objet d’un troisième tome qui permettra de fournir des éléments d’aide à la décision aux acteurs de santé publique, notamment en contribuant à établir des recommandations.

En savoir plus sur l'étude : questions-réponses

Le programme national de biosurveillance

Le programme national de biosurveillance, mis en place dans le cadre du deuxième Plan national santé environnement (PNSE2), vise à surveiller la présence dans l’organisme de substances chimiques issues de notre environnement ou de leurs produits de dégradation. Sa mise en œuvre a été confiée à Santé publique France. Il se décline en deux actions :

  • un volet périnatal, conduit auprès de femmes et de leurs nouveau-nés, inclus en 2011 au moment de l’accouchement dans le volet biologique de la cohorte Elfe (Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance) ;
  • une étude transversale nommée Esteban (Etude de SanTé sur l’Environnement, la Biosurveillance, l’Activité physique et la Nutrition), conduite auprès de la population générale âgée de 6 à 74 ans.

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